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9 septembre 2019

Dans son dixième album, Rubin Steiner fait chanter… l’intelligence artificielle de Google

par Juliette Chevet

Après plus de trois ans d’absence, le producteur Rubin Steiner sort le 20 juin dernier le single « Girls », qui nous a fait danser tout l’été. Il signe alors le premier morceau de son dixième album, Say Hello to the Dawn of Paradox chez le label indépendant bordelais Platinium Records.

Avec cet album, il laisse la parole aux l’intelligences artificielles de Google, qu’il appelle les « filles synthétiques ». Il manipule ces voix (exclusivement féminines), aussi bien en anglais qu’en français, ou même en français avec un charmant accent brittish ! Ce timbre, à la fois anonyme mais bien connu de tous, apporte contre toute attente un « supplément d’âme » à ces morceaux aussi groovy que funky. On l’entend en particulier dans « Computer Heartbeat », dont le nom du morceau désigne un signal périodique qui indique le bon fonctionnement (ou non) d’un ordinateur. Ce titre donne envie de se déhancher sur sa rythmique disco, ses synthés funky et ses multibles échos – de même pour le morceau « Fête ».

À mi-chemin house et techno, Rubin Steiner fait de la musique électronique avec des machines, alors pourquoi ne pas les faire chanter dans ses morceaux ? « Il y a surtout une envie féroce d’humaniser les machines électroniques, pour ne pas qu’elles ne prennent le dessus : qu’elles restent des outils, qu’elles restent à leur place », explique-t-il. Rubin Steiner libère la parole des IA dans le but de les contrôler, mais n’auraient-elles pas davantage de pouvoir ? Comme le dit la voix dans le premier titre de l’album éponyme : « say hello to the dawn of paradox »

Retrouvez Rubin Steiner le 22 novembre à la Maroquinerie.

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