Dans son dixième album, Rubin Steiner fait chanter… l’intelligence artificielle de Google

Après plus de trois ans d’ab­sence, le pro­duc­teur Rubin Stein­er sort le 20 juin dernier le sin­gle “Girls”, qui nous a fait danser tout l’été. Il signe alors le pre­mier morceau de son dix­ième album, Say Hel­lo to the Dawn of Para­dox chez le label indépen­dant bor­de­lais Pla­tini­um Records.

Avec cet album, il laisse la parole aux l’in­tel­li­gences arti­fi­cielles de Google, qu’il appelle les “filles syn­thé­tiques”. Il manip­ule ces voix (exclu­sive­ment féminines), aus­si bien en anglais qu’en français, ou même en français avec un char­mant accent brit­tish ! Ce tim­bre, à la fois anonyme mais bien con­nu de tous, apporte con­tre toute attente un “sup­plé­ment d’âme” à ces morceaux aus­si groovy que funky. On l’en­tend en par­ti­c­uli­er dans “Com­put­er Heart­beat”, dont le nom du morceau désigne un sig­nal péri­odique qui indique le bon fonc­tion­nement (ou non) d’un ordi­na­teur. Ce titre donne envie de se déhanch­er sur sa ryth­mique dis­co, ses syn­thés funky et ses multi­bles échos — de même pour le morceau “Fête”.

À mi-chemin house et tech­no, Rubin Stein­er fait de la musique élec­tron­ique avec des machines, alors pourquoi ne pas les faire chanter dans ses morceaux ? “Il y a surtout une envie féroce d’hu­man­is­er les machines élec­tron­iques, pour ne pas qu’elles ne pren­nent le dessus : qu’elles restent des out­ils, qu’elles restent à leur place”, explique-t-il. Rubin Stein­er libère la parole des IA dans le but de les con­trôler, mais n’auraient-elles pas davan­tage de pou­voir ? Comme le dit la voix dans le pre­mier titre de l’al­bum éponyme : “say hel­lo to the dawn of para­dox”

Retrou­vez Rubin Stein­er le 22 novem­bre à la Maro­quiner­ie.

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