Capture d'écran de la vidéo partagée par Hard Beat News / ©DR

Des orga de free-party ont préféré brûler leur soundsystem que le céder à la police

Dans la nuit du 28 au 29 novem­bre, une free par­ty a eu lieu dans la com­mune de Saint-Marcellin, près de Greno­ble. Au petit matin, les organ­isa­teurs ont préfér­er brûler que céder leur soundsys­tem à la police. Un geste non dénué de signification. 

La teuf a réu­ni 200 per­son­nes sur le site d’une usine désaf­fec­tée en Isère (le pro­prié­taire du lieu, qui n’avait pas don­né son accord, a d’ailleurs déposé plainte). Les forces de l’or­dre, prév­enues dès same­di soir par le voisi­nage, ont été accueil­lies une pre­mière fois par “quelques jets de pier­res”, a indiqué le com­man­dant de la brigade de Saint-Marcellin, Sil­vère Giop, con­fir­mant une infor­ma­tion du quo­ti­di­en région­al Le Dauphiné libéré. Elles ont préféré atten­dre le lende­main matin, vers 11h30, pour inter­venir, évac­uer les lieux et procéder à une cen­taine de ver­bal­i­sa­tions, notam­ment pour non-respect du con­fine­ment et con­duite sous l’emprise d’al­cool ou de stupéfiants.

free party

Cap­ture d’écran de la vidéo partagée par Hard Beat News / ©DR

Sans sur­prise, les forces de l’or­dre ont égale­ment voulu saisir le soundsys­tem du col­lec­tif organ­isa­teur de l’évène­ment. Mais celui-ci a préféré y met­tre le feu sur place plutôt que laiss­er la police le con­fis­quer. Sur ces mêmes sonos, il avait accroché un mes­sage peint au pochoir sur un tis­su : “Dur dur la cul­ture”.

C’est un geste de protes­ta­tion désespérée.”

Brûler le sys­tème son était un geste sym­bol­ique et poli­tique, en protes­ta­tion con­tre les vio­lences poli­cières et la loi “sécu­rité glob­ale”, selon Dori­an, un organ­isa­teur de free par­ties en Île-de-France joint par le mag­a­zine Mix­mag auquel il explique : “Le soundsys­tem c’est la vit­rine de la free par­ty. Alors quand il est men­acé d’être saisi par les autorités, on préfère tou­jours le détru­ire de nos pro­pres mains. Ce n’est pas une pre­mière, mais évidem­ment, dans un con­texte de restric­tions de lib­ertés et de grosse polémique sur les vio­lences poli­cières avec la loi sécu­rité glob­ale, ça a d’au­tant plus de sens. C’est un geste de protes­ta­tion dés­espérée”.

 

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