Florian Schneider (Kraftwerk), live à Ferrara (Italie), en 2005 crédit photo : Daniele Dalledonne

Florian Schneider, cofondateur de Kraftwerk, est mort

La rumeur courait sur les réseaux soci­aux depuis le début de l’après-midi et vient d’être con­fir­mée par le site de Bill­board et celui de la RTBF. Après Manu Diban­go, Idir, Tony Allen, Dave Green­field et Mike Huck­a­by, un autre grand de la musique vient de nous quit­ter. Géant pourrait-on dire, tant le man-machine Flo­ri­an Schnei­der, ex-membre de Kraftwerk, a imprimé de sa mar­que indélé­bile la musique élec­tron­ique mod­erne. Sans le quatuor alle­mand, pas de tech­no, comme avait un jour plaisan­té Der­rick May, pour qui la tech­no, “c’est comme si George Clin­ton et Kraftwerk se retrou­vaient coincés dans un ascenseur avec seule­ment un syn­thé­tiseur pour leur tenir com­pag­nie”.

Décédé à 73 ans, a pri­ori d’un can­cer foudroy­ant, il y a déjà plusieurs jours, Flo­ri­an Schnei­der, fils de Paul Schneider-Esleben, l’un des grands archi­tectes alle­mands de l’après-guerre, avait fondé Kraftwerk en 1970 avec son com­parse Ralf Hüt­ter. Après trois pre­miers albums influ­encés par le krautrock et aujour­d’hui reniés, où se con­frontaient élec­tron­ique, flûte ou encore sax­o­phone, le groupe avait inven­té au sein de son stu­dio Kling-Klang, une nou­velle gram­maire musi­cale, dès 1974 et l’al­bum Auto­bahn, à base d’in­stru­ments élec­tron­iques et de syn­thé­tiseurs, qu’il con­stru­i­sait par­fois lui-même. Après 25 ans de révo­lu­tion musi­cale, jalon­née par les chefs‑d’œuvre Com­put­er­welt, Die Mensch·Maschine, Trans Europa Express ou encore Radio-Aktivität, Schnei­der qui détes­tait plus que tout s’exprimer dans les médias et cul­ti­vait le secret, avait quit­té avec dis­cré­tion le groupe en 2008, ne faisant plus que de rares appari­tions.

(Vis­ité 2 165 fois)