©DR

Dorénavant c’est 20 ans de prison pour viol ou agression sexuelle avec usage de GHB

Les clubs rou­vrent demain, l’oc­ca­sion pour le min­istère de l’In­térieur de ren­forcer la lut­ter une con­tre l’usage du GHB. Pour appuy­er cette nou­velle cam­pagne de préven­tion, la peine pour viol ou agres­sion sex­uelle en util­isant du GHB a été portée à 20 ans de réclu­sion criminelle. 

Après deux mois de fer­me­ture, les clubs et boîtes de nuit rou­vrent (enfin) ce mer­cre­di 16 févri­er. Ne serait-ce pas le moment adéquat pour rap­pel­er quelques règles pri­mor­diales de préven­tion en soirée ? Le gou­verne­ment lance ce mar­di 15 févri­er, une large cam­pagne de sen­si­bil­i­sa­tion con­tre le GHB, accom­pa­g­née de nou­velles mesures de lutte con­tre cette drogue de syn­thèse dérivée de solvants indus­triels. Classé comme stupé­fi­ant depuis 2001, l’usage du GHB “con­stitue désor­mais une cir­con­stance aggra­vante en cas de viol et d’a­gres­sions sex­uelles” explique dans un com­mu­niqué le min­istère de l’In­térieur. La peine pour viol com­mis en util­isant du GHB est main­tenant de vingt ans de réclu­sion criminelle.

 

À lire également
🗞 Tsugi 142 : MUSIQUE & DROGUE, histoires stupéfiantes, disponible partout

 

Une nou­velle série de dépli­ants et d’af­fich­es seront dis­tribués dans les boîtes de nuit ce mer­cre­di à des­ti­na­tion des pro­fes­sion­nels comme des club­bers. Ils seront dotés d’un QR code qui per­me­t­tra aux per­son­nes vic­times d’a­gres­sion au GHB d’être dirigée au plus vite vers un des 32 policiers ou 33 gen­darmes spé­cial­isés de la plate­forme arrêtonslesviolences.gouv. Un tchat en ligne sera acces­si­ble 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 aux vic­times qui pour­ront témoign­er de façon anonyme au besoin. Par ailleurs, 404 inter­venants soci­aux ont été répar­tis dans les com­mis­sari­ats français pour aider les vic­times. On espère révolue l’époque où la respon­s­abil­ité retombait sur les clubs en cas d’a­gres­sion.

 

(Vis­ité 1 333 fois)