Crédit photo : Nicko Guihal

Eau non potable : des centaines de festivaliers contaminés à Lollapalooza Paris ?

Eau sec­ours. Le week‐end dernier avait lieu la deux­ième édi­tion de Lol­la­palooza Paris. Grâce au géant de Live Nation désor­mais instal­lé dans la cap­i­tale, les dizaines de mil­liers de fes­ti­va­liers ont pu voir se suc­céder sur les qua­tre scènes Depeche Mode, Goril­laz, Kasabi­an, The Blaze, Paul Kalk­bren­ner, Years & Years, Parov Ste­lar, The Killers et bien d’autres.

Mais tous ces con­certs, ça donne soif. Et si vous étiez à la ver­sion parisi­enne de Lol­la­palooza, vous avez sûre­ment dû une fois dans le week‐end vous pos­er la ques­tion : où est l’eau ? Du moins, l’eau potable. A chaque coin toi­lettes, de clas­siques fontaines à eau côtoy­aient les cab­ines. Or, en s’approchant, des petits auto­col­lants “EAU NON POTABLE” étaient dis­crète­ment col­lés. Alors, quand on passe des heures sous un soleil écla­tant avec des tem­péra­tures avoisi­nant les 30 degrés, com­ment se désaltér­er ? Tout sim­ple­ment, en pas­sant par la case bar où de pres­tigieuses bouteilles d’eau vous attendaient, pour le mod­este prix de trois euros. A 79 euros le bil­let journée et presque le dou­ble pour le pass 2 jours, et main­tenant 6 euros le litre d’eau, ça com­mence à faire cher.

Mir­a­cle : le lende­main, plus de deux heures après l’ouverture des portes, Lol­la­palooza Paris indique sur sa page avoir rajouté deux points d’eau potable. Bizarre, quand ces mêmes robi­nets por­taient les éti­quettes “EAU NON POTABLE” la veille… Bizarre, quand un mois plus tôt sur le même site, Sol­i­days croulait sous les points d’eau… Bref, dans l’euphorie, entre Cat­fish and the Bot­tle­men et Vald, on ne se pose pas de ques­tions et on boit.

Les con­certs s’enchaînent, on s’endort un peu devant la pop de Dua Lipa, on reprend les tubes d’Oasis en choeur avant de ter­min­er devant Goril­laz et ren­tr­er tran­quille­ment chez nous. Or, voilà que plusieurs jours plus tard, les réseaux soci­aux s’éveillent à l’encontre de la ver­sion française du fes­ti­val créé à Chica­go en 1991. Gastro‐entérite, maux de ven­tre, vom­isse­ments, fièvre : des cen­taines de per­son­nes témoignent, sur Twit­ter ou en com­men­taire de la pho­to Face­book, être malades et ne pas être les seuls — cer­tains en ayant bu aux points d’eau non potable, d’autres en s’étant trompé d’endroit, et un bon paquet après avoir bu aux fameuses fontaines pota­bles indiquées par le fes­ti­val.

A en voir le nom­bres de réac­tions sous ces tweets, ça fait peur :

Le boy­cott du fes­ti­val a vite été plébisc­ité par de nom­breux inter­nautes, avec plus ou moins d’humour :

Con­tac­té par nos soins dans la mat­inée, le fes­ti­val n’a pas don­né suite à nos ques­tions.

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