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Crédit photo : Nicko Guihal
25 juillet 2018

Eau non potable : des centaines de festivaliers contaminés à Lollapalooza Paris ?

par Simon Brazeilles

Eau secours. Le week-end dernier avait lieu la deuxième édition de Lollapalooza Paris. Grâce au géant de Live Nation désormais installé dans la capitale, les dizaines de milliers de festivaliers ont pu voir se succéder sur les quatre scènes Depeche Mode, Gorillaz, Kasabian, The Blaze, Paul Kalkbrenner, Years & Years, Parov Stelar, The Killers et bien d’autres.

Mais tous ces concerts, ça donne soif. Et si vous étiez à la version parisienne de Lollapalooza, vous avez sûrement dû une fois dans le week-end vous poser la question : où est l’eau ? Du moins, l’eau potable. A chaque coin toilettes, de classiques fontaines à eau côtoyaient les cabines. Or, en s’approchant, des petits autocollants « EAU NON POTABLE » étaient discrètement collés. Alors, quand on passe des heures sous un soleil éclatant avec des températures avoisinant les 30 degrés, comment se désaltérer ? Tout simplement, en passant par la case bar où de prestigieuses bouteilles d’eau vous attendaient, pour le modeste prix de trois euros. A 79 euros le billet journée et presque le double pour le pass 2 jours, et maintenant 6 euros le litre d’eau, ça commence à faire cher.

Miracle : le lendemain, plus de deux heures après l’ouverture des portes, Lollapalooza Paris indique sur sa page avoir rajouté deux points d’eau potable. Bizarre, quand ces mêmes robinets portaient les étiquettes « EAU NON POTABLE » la veille… Bizarre, quand un mois plus tôt sur le même site, Solidays croulait sous les points d’eau… Bref, dans l’euphorie, entre Catfish and the Bottlemen et Vald, on ne se pose pas de questions et on boit.

Les concerts s’enchaînent, on s’endort un peu devant la pop de Dua Lipa, on reprend les tubes d’Oasis en choeur avant de terminer devant Gorillaz et rentrer tranquillement chez nous. Or, voilà que plusieurs jours plus tard, les réseaux sociaux s’éveillent à l’encontre de la version française du festival créé à Chicago en 1991. Gastro-entérite, maux de ventre, vomissements, fièvre : des centaines de personnes témoignent, sur Twitter ou en commentaire de la photo Facebook, être malades et ne pas être les seuls – certains en ayant bu aux points d’eau non potable, d’autres en s’étant trompé d’endroit, et un bon paquet après avoir bu aux fameuses fontaines potables indiquées par le festival.

A en voir le nombres de réactions sous ces tweets, ça fait peur :

Le boycott du festival a vite été plébiscité par de nombreux internautes, avec plus ou moins d’humour :

Contacté par nos soins dans la matinée, le festival n’a pas donné suite à nos questions.

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