©Louis Canadas

Écouter : Entre Sébastien Tellier et Brian Eno, ce 1e album plein de maturité de Pablo Alfaya

Deux ans après son pre­mier titre remar­qué, “Sad Night, Danc­ing”, Pablo Alfaya vient de dévoil­er son pre­mier album, Hero, chez Viet­nam.

Chronique issue du Tsu­gi 135, tou­jours disponible en kiosque et à la com­mande en ligne.

Pre­mier album et déjà beau­coup de matu­rité. Pablo Alfaya, enfant d’une mère argen­tine et d’un père italo-espagnol, a mûri à Greno­ble. On ne choisit pas tout. C’est là que le bassiste live de H‑Burns et final­iste du prix Ricard Live y a com­posé sa première galette solo, Hero.

Pablo Alfaya

Art­work

Mais Pablo est un héros en toute discrétion, comme il l’annonce dès le pre­mier titre « Hero In Dis­guise ». Cet album s’articule autour de dix titres pleins de mélancolie, mais tous por­teurs d’espoir. Dix mélopées sur accords majeurs, d’une élégance évidente, par­faites pour dis­siper la bru­maille de l’automne et des couvre-feux. Ses com­po­si­tions sont le plus sou­vent min­i­mal­istes, mais rien n’est laissé au hasard. Chaque élément, chaque gui­tare, ligne de basse, envolée de clavier, fait grandir le morceau. Le tout est agrémenté d’harmonies à deux voix impec­ca­bles, avec une influ­ence Beach Boys assez claire. Hero est gavé de mélodies ingénues et de bass­es arrondies.

Plein d’émotions et de rêveries, Pablo Alfaya se place à la croisée des chemins de Pool­side, Sébastien Tel­li­er et Bri­an Eno. Aus­si beau qu’étonnant, au final. Pablo Alfaya t’invite au creux de sa vague, et tu t’y sen­ti­ras bien. Hero est un coquil­lage auquel on colle son oreille, pour enten­dre un ressac.

 


Chronique issue du dernier Tsugi 135 : La Musique fait son #MeToo, toujours disponible en kiosque et à la commande en ligne.

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