©Jacques Paquier

Laurent Garnier cité au Sénat pour défendre les “musiques actuelles et électroniques”

Près d’un mois après la let­tre ouverte de Lau­rent Gar­nier adressée à la min­istre de la Cul­ture Rose­lyne Bach­e­lot (et restée sans réponse), le séna­teur Thomas Dos­sus l’a citée dans la nuit du 16 au 17 novem­bre au Sénat pour défendre des amende­ments en faveur des musiques électroniques.

Le 27 octo­bre dernier, Lau­rent Gar­nier partageait son incom­préhen­sion et son sen­ti­ment d’in­jus­tice face à l’ou­bli du secteur de la nuit dans le plan de relance du min­istère de la Cul­ture. Pour défendre devant le Sénat des amende­ment rédigés avec Technopol et la CSLMF (Cham­bre Syn­di­cale des Lieux Musi­caux et Fes­tifs), Thomas Dos­sus, le séna­teur EELV (Europe Écologie-Les Verts) du Rhône, a cité cette nuit l’am­bas­sadeur de la scène élec­tron­ique française : “Ces amende­ments visent à bris­er le silence con­cer­nant ce pan de la cul­ture française qui se sent totale­ment ignoré, et qui craint de pass­er du secteur du spec­ta­cle vivant à celui du “spec­ta­cle mort”, pour repren­dre les mots de Lau­rent Gar­nier”.

 

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Ces amende­ments étaient soumis au vote du Par­lement pour trans­former la Loi de Finance. Le pre­mier visait à déblo­quer 20 mil­lions d’eu­ros pour les “artistes des musiques actuelles et élec­tron­iques” qui sou­vent ne sont pas éli­gi­bles aux dis­posi­tifs de sou­tien, comme l’indique un com­mu­niqué rédigé par Technopol et la CSLMF. Le sec­ond récla­mait 8 mil­lions d’eu­ros pour les étab­lisse­ments aux charges élevées. Thomas Dos­sus et Monique de Mar­co, séna­trice écol­o­giste de la Gironde, soute­naient ces amende­ments et étaient chargés de les soumet­tre au Sénat.

Il a été un des pre­miers à avoir été stop­pé mais sera aus­si un des derniers à repren­dre. Tout ce secteur cul­turel est à l’agonie

Un secteur culturel “à l’agonie”

Thomas Dos­sus a ajouté que les “musiques actuelles et élec­tron­iques” sont les “vit­rines de la créa­tion musi­cale française à l’é­tranger” et qu’elles représen­tent un secteur qui “pèse plus de 400 mil­lions d’eu­ros”. “Il a été un des pre­miers à avoir été stop­pé mais sera aus­si un des derniers à repren­dre. Tout ce secteur cul­turel est à l’agonie”.

L’a­mende­ment a cepen­dant été rejeté. Olivi­er Dus­sopt, min­istre délégué chargé des Comptes publics, a rétorqué qu’il n’é­tait “pas oppor­tun, à ce stade, de créer des pro­grammes sup­plé­men­taires”, puisque plus de 115 mil­lions d’eu­ros ont déjà été déblo­qués pour la Culture.

Source : Pub­lic Sénat

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