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EMII : l’alliance d’acteurs majeurs de l’électro qui veut lutter contre les discriminations

Des acteurs majeurs de l’in­dus­trie de la musique élec­tron­ique lan­cent l’EMII (Elec­tron­ic Music Inclu­sion Ini­tia­tive), afin de lut­ter con­tre le har­cèle­ment et la dis­crim­i­na­tion. Les con­séquences du #MeToo dans la musique n’ont (heureuse­ment) pas fini de se faire ressentir. EMII

On vous par­le régulière­ment dans nos pages des dis­crim­i­na­tions qui règ­nent dans l’in­dus­trie musi­cale. Aujour­d’hui, Pio­neer DJ veut les cor­riger ; les asso­ci­a­tions Women in CTRL et AFEM ; les médias Mix­mag et Res­i­dent Advi­sor ; l’édi­teur Sen­tric Music ; l’In­ter­na­tion­al Music Sum­mit ain­si que le mag­a­sin en ligne Beat­port, tous se sont asso­ciés avec la plate­forme InCho­rus pour lancer le pro­gramme EMII pour Elec­tron­ic Music Inclu­sion Ini­ta­tive, dont le but est de lut­ter con­tre le har­cèle­ment et la dis­crim­i­na­tion dans la musique électronique.

 

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Con­crète­ment, la pre­mière phase du tra­vail de l’EMII se con­cen­tr­era sur l’é­tude des prob­lèmes de har­cèle­ment et de dis­crim­i­na­tions du secteur. Toute per­son­ne tra­vail­lant dans le domaine de la musique élec­tron­ique pour­ra accéder à l’enquête d’InChorus, pour y témoign­er anonymement de toute agres­sion ou autre forme de har­cèle­ment. L’enquête sera ouverte pen­dant qua­tre semaines, et fourni­ra des sta­tis­tiques sur les ten­dances com­porte­men­tales qui touchent le secteur. L’EMII pub­liera ses résul­tats pour en faire prof­iter tous les acteurs du secteur, avec pour con­signe claire d’éviter de com­pil­er bête­ment des don­nées. Au con­traire, il s’a­gi­ra de met­tre en évi­dence des informations-clés, actionnables au cœur de l’industrie, qui seront util­isées pour pren­dre des mesures ciblées con­cer­nant l’inclusivité.

Aucune femme tra­vail­lant dans un champ créatif n’a pu éviter une quel­conque forme de dis­crim­i­na­tion, de biais, d’exclusion ou de traite­ment dif­féren­cié

Une ini­tia­tive bien­v­enue, alors qu’on con­naît l’é­ten­due des dis­crim­i­na­tions sex­istes qui ont cours dans l’in­dus­trie musi­cale depuis le réveil de #MeToo dans le milieu de la musique. Selon une étude de 2020, “aucune femme tra­vail­lant dans un champ créatif n’a pu éviter une quel­conque forme de dis­crim­i­na­tion, de biais, d’exclusion ou de traite­ment dif­féren­cié”, par­mi un échan­til­lon de 401 DJs, pro­duc­tri­ces, parolières et musi­ci­ennes. La musique élec­tron­ique n’échappe bien évidem­ment pas à ces ten­dances, que des ini­tia­tives – comme celle évo­quée – ten­tent de cor­riger : on vous par­lait récem­ment du Venus Club, un col­lec­tif d’artistes élec­tron­iques féminines qui veu­lent encour­ager les femmes à se lancer dans la musique.

Tsu­gi 135, la musique fait son #Metoo, tou­jours disponible (cliquez)

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