© Istock

En Angleterre, une lettre ouverte pour sauver la nuit de l’inflation énergétique

Au Royaume-Uni, les boîtes de nuit broient du noir. Dans un con­texte d’in­fla­tion énergé­tique, notam­ment lié à la guerre en Ukraine, plusieurs asso­ci­a­tions du secteur de la nuit deman­dent de l’aide au gou­verne­ment  pour con­tin­uer de faire briller leur nuit. 

Give me the Night.” Encore faut-il de l’élec­tric­ité pour ali­menter les enceintes et faire briller cette boule dis­co. Dans une let­tre ouverte pub­liée cette semaine, la Music Venue Trust, la Night Time Indus­tries Asso­ci­a­tion, la UK Hos­pi­tal­i­ty, la British Beer & Pub Asso­ci­a­tion et la the British Insti­tute Of Innkeep­ing, des asso­ci­a­tions très actives dans la ges­tion du monde de la fête anglaise, ont poussé la son­nette d’alarme face à la crise que tra­ver­sait le secteur devant l’inflation énergétique.

En plus des pénuries de main-d’œuvre, de la hausse des taux d’in­térêt et de l’in­fla­tion galopante, “la flam­bée des prix de l’én­ergie est dev­enue une ques­tion d’ur­gence exis­ten­tielle pour les entre­pris­es de notre secteur” indique la let­tre. “Les opéra­teurs sont con­fron­tés à des aug­men­ta­tions annuelles moyennes de leurs fac­tures de l’or­dre de 300 % et plus, ce qui met grande­ment en péril les entre­pris­es et les emplois”, poursuit-elle. Elle se con­clue en deman­dant une aide con­crète de l’É­tat, se décom­posant en deux étapes. Pre­mière­ment, un sou­tien financier immé­di­at de 50 mil­lions de livres. Mais aus­si, une réduc­tion de la TVA sur les futures ventes de bil­lets, afin de con­cur­rencer l’in­ter­na­tion­al. Kate Nicholls, direc­trice générale de UK Hos­pi­tal­i­ty, explique : ” C’est main­tenant ou jamais que le gou­verne­ment doit apporter son aide et son sou­tien s’il veut que nous survivons.”

Effec­tive­ment, dans un con­texte de crise énergé­tique, notam­ment lié à la guerre en Ukraine, les pla­fonds vont encore aug­menter à par­tir du 1er octo­bre en amenant la fac­ture moyenne à 3.358 livres ster­ling, con­tre 1.400 en octo­bre 2021. On se sou­vient que déjà, lorsque le Covid bat­tait encore son plein, le monde de la nuit était l’un des seuls secteurs qui n’avait pas encore été autorisé à rou­vrir, et artistes comme man­agers craig­naient de ne pas se relever. Alors soutenons nos amis en face de la Manche en partageant cette let­tre ouverte !

(Vis­ité 152 fois)