En écoute : “La Fête est finie — Epilogue”, l’album surprise d’Orelsan

Orel­san nous invite en after avec La Fête est finie — Epi­logue. Cette mise à jour de son dernier album adopte une con­struc­tion en miroir pour mieux pro­longer le pro­pos.

Le doux “La famille, la famille” et l’hommage “Mes grand‐parents” répon­dent au cynique “Défaite de famille” avec ten­dresse. Quelques pistes plus loin, on crois­era bien sûr quelques bon­bons, “Adieu les filles”, par­tie 2 de “Bonne meuf” où le rappeur lutte de nou­veau avec les ten­ta­tions féminines rel­a­tives au suc­cès : “J’suis tou­jours à deux ver­res, à deux tex­tos, deux DM de met­tre ma bite dans un nid à prob­lèmes”. Une thé­ma­tique qui se pour­suit dans “Dis­ci­pline” : “Trop de putain de leg­gings, trop de putain de leg­gings, j’essaie d’être fidèle, mais y a trop d’putains d’leggings”. Dans le même morceau, il fait face aux cri­tiques : “Un ancien fan m’as dit t’es trop com­mer­cial”. Une remar­que qui aura sans doute eu des réper­cus­sions sur l’écriture du disque. Si La Fête est finie fai­sait la part belle aux morceaux pop, le plus sou­vent chan­ton­nés, cet opus renoue avec la tech­nique pure. On sent l’envie de son auteur de mon­tr­er toute l’étendue de ses skills. Notam­ment, sur “Epi­logue’, qui con­cluera le disque sur une instru break­beat que per­son­ne n’avait vu venir, le tout, tou­jours baigné d’ironie et d’autodérision. Dans ce morceau, le Caen­nais rompt avec ses fan­tômes ado­les­cents, sans pour autant tomber dans l’écueil des leçons de vie moral­isatri­ces et sen­ten­cieuses. Un album qui risque de faire grand bruit.

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