En écoute : Mathew Jonson et Agents of Time collaborent sur un EP de techno atmosphérique

Le pre­mier album de Math­ew Jon­son, paru en 2010, s’appelait Agents Of Time. Un long‐format futur­iste, ramenant aux inspi­ra­tions pri­maires de la tech­no et appuyé par une panoplie de syn­thé­tiseurs dont le musi­cien chevron­né a su faire bon usage. De quoi inspir­er trois jeunes Ital­iens à se lancer eux aus­si der­rière les machines. Leur nom de groupe ? Agents of Time, là encore. Qua­si­ment une décen­nie plus tard, le trio est signé sur After­life (le label de Tales Of Us) et fait danser les foules avec ses pro­duc­tions mélodiques et planantes. Le comble : il signe aujourd’hui Repeat­ing Pat­tern, Num­bers and Let­ters, un EP col­lab­o­ratif avec l’artiste cana­di­en qui les a inspiré.

En trois titres, ces musi­ciens sem­blent avant tout présen­ter un ter­rain d’entente de leurs iden­tités musi­cales, illus­trant les simil­i­tudes exis­tantes dans leurs styles de pro­duc­tion. Max­i­mal­istes, ces morceaux traduisent une pas­sion com­mune des instru­ments analogiques, avec un bon nom­bre de sonorités facile­ment iden­ti­fi­ables et présentes depuis la genèse de la tech­no. Un côté vin­tage tout à fait assumé : les touch­es d’acid et le break enten­du sur le titre éponyme ren­voient directe­ment aux com­po­si­tions drex­ciyennes des années 90. Bien que légère­ment prévis­i­ble sur les deux pre­miers morceaux, l’alliance d’artistes fait preuve de plus d’audace en clô­tu­rant avec “Danc­ing In The Dark­ness”, où, pen­dant plus de 13 min­utes, ils pro­posent des drums bien gar­nies, des nappes entê­tantes et des bleeps à foi­son. Résul­tat des cours­es : sans révo­lu­tion­ner le style, Agents Of Time et Math­ew Jon­son pren­nent le temps de démon­tr­er une impor­tante force col­lec­tive.

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