En écoute : “Outer Peace”, le nouvel album de Toro y Moi

Sur la cou­ver­ture du disque, Toro y Moi fait face à son ordi­na­teur, entouré par ses syn­thé­tiseurs devant un fond rouge et chaleureux. Une image sim­ple, révéla­trice du pro­jet entre­pris dans ce nou­v­el album. Le musi­cien sort aujour­d’hui Out­er Peace, le sep­tième long-format de sa discogra­phie. Celui dont le vrai nom est Chaz Bear se fait remar­quer au début des années 2010 avec des chan­sons lo-fi, quelque part entre synth-pop et rock indé mais reste dif­fi­cile­ment class­ables. De la, nait le style chill-wave dont Toro y Moi demeure jusqu’à aujour­d’hui l’am­bas­sadeur phare.

Sans renier sa mar­que de fab­rique, l’Améri­cain s’embarque cette fois-ci sur un chemin plus élec­tron­ique, mar­qué par une diver­sité styl­is­tique impor­tante. Les albums plus rocks tels que What For? (2015) sem­blent être der­rière lui, alors que l’artiste fait le choix de met­tre sa voix plus en retrait au prof­it de pro­duc­tions tra­vail­lées. Une ten­dance poussée à l’ex­trême dans “Who Am I” où son chant appa­rait presque sim­ple­ment comme un sam­ple sur une pro­duc­tion de house lo-fi à la Ross From FriendsOut­er Peace appa­raît par moment comme une ency­clopédie musi­cale con­tem­po­raine : out­re les titres les plus élec­tron­iques, Toro y Moi par­ticipe à la renais­sance du dis­co avec “Ordi­nary Plea­sure” et se livre même à quelques triplet flows façon Migos dans “Monte Car­lo”. Pas de quoi ren­dre le disque inco­hérent cepen­dant. Mais suff­isam­ment de var­iété pour que cha­cun puisse a pri­ori s’y retrou­ver.

Ecoutez Out­er Peace en inté­gral­ité :

Et si vous êtes plutôt Spo­ti­fy : 

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