En écoute : Woodkid signe un retour élégant avec un EP pour Louis Vuitton

L’imprévisible. Wood­kid aime être là où per­son­ne ne l’attend. Après un unique album magis­tral sor­ti en 2013, le pro­duc­teur préfère la qual­ité à la quan­tité. Un pas­sage par le ciné­ma avec la bande orig­i­nale du film franco‐mexicain Desier­to réal­isé par Jonas Cuaron en 2015. Depuis ? Silence radio. Hormis une col­lab­o­ra­tion avec Louis Gar­rel pour réin­ter­préter “L’aérogramme de Los Ange­les” sur le disque Génération(s) Éperdue(s), le Français se fai­sait dis­cret. Jusqu’à ce mar­di 7 mai.

Une sim­ple annonce sur fond vert via Insta­gram, Face­book et Twit­ter. Voilà com­ment est né Wood­kid For Nico­las Ghesquière — Louis Vuit­ton Works One, le dernier EP du musi­cien. Le fruit d’un tra­vail de deux ans pour le directeur artis­tique de la mai­son Louis Vuit­ton, Nico­las Ghesquière. Un EP à l’image de la mai­son de cou­ture légendaire, tout en finesse et déli­catesse. On y retrou­ve deux nou­velles col­lab­o­ra­tions : sur “On Then And Now” avec la voix de l’actrice Jen­nifer Con­nel­ly et sur “Stand­ing On The Hori­zon” qui clô­ture le long‐format avec le chanteur améri­cain Moses Sum­ney sur des notes plus ori­en­tales.

L’EP s’ouvre avec “Car­ol N°1”, suivi de “Otto”, un morceau de près de huit min­utes dont finesse se marie avec les choeurs pour un résul­tat envoû­tant. Mais c’est avec “Seen That Face Before” et “Win­ches­ter” que l’on retrou­ve par­ti­c­ulière­ment Yoann Lemoine avec ses per­cus­sions et sa voix grave. Retour aux mélodies baro­ques, voire mys­tiques. Un tra­vail tout en den­telle.

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