26 septembre 2018 : projet de loi Croissance et transformation des entreprises Vote dans l'Hémicycle

L’Assemblée nationale a voté la création d’un Centre national de la musique

Cela s’est fait ce lun­di 6 mai, à la quasi-unanimité. Le pro­jet d’un Cen­tre nation­al de la musique est né sous la prési­dence de Nico­las Sarkozy, en 2011. A l’époque, le monde de la musique a bru­tale­ment per­du près de 70 % de son chiffre d’affaires en moins de dix ans dans les affres de la tran­si­tion numérique. Résul­tat, une “men­ace pour les artistes et la créa­tion” et un “moment de panique” chez les pro­fes­sion­nels selon Roch-Olivier Maistre, rap­por­teur général de la Cour des comptes et auteur d’un rap­port sur le CNM. Dès lors, le gou­verne­ment Fil­lon imag­ine un cen­tre rassem­blant la majorité de la fil­ière musi­cale, de l’édi­tion aux con­certs en pas­sant par les syn­di­cats. Or, le pro­jet est aban­don­né sous la prési­dence de François Hol­lande. La cause ? La peur du Cen­tre nation­al du ciné­ma de per­dre une par­tie de ses sub­ven­tions.

Le pro­jet est revenu sur la table des négo­ci­a­tions en 2018 sous l’an­ci­enne min­istre de la Cul­ture Françoise Nyssen. Véri­ta­ble ser­pent de mer de la poli­tique française, il s’ag­it donc désor­mais de créer un “un dis­posi­tif d’aide à la créa­tion” à l’in­star du CNC pour le ciné­ma, comme l’a pré­cisé le suc­cesseur de Mme. Nyssen, Franck Riester. Un comité a été créé pour pré­par­er la mise en oeu­vre de ce pro­jet. Il sera présidé par l’in­spec­trice générale des affaires cul­turelles, Cather­ine Rug­geri.

La créa­tion de ce nou­v­el étab­lisse­ment est prévue pour le 1er jan­vi­er 2020. Il serait placé sous la tutelle du min­istre de la Cul­ture et béné­ficiera du pro­duit de la taxe sur les spec­ta­cles. Ont égale­ment été évo­quées des futures “ressources com­plé­men­taires” dans le cadre du pro­jet de loi de finances pour 2020, après éval­u­a­tion des “besoins nou­veaux”. Selon le rap­por­teur, Pas­cal Bois (LREM), la musique con­stitue la “pre­mière pra­tique cul­turelle des Français” et “deux­ième indus­trie cul­turelle” avec un poids économique de 8,7 mil­liards d’eu­ros. Or, elle est égale­ment le dernier art vivant sans Cen­tre nation­al.

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