© David Gallard

Festival Au foin de la Rue, la musique accessible à tous et toutes

Un fes­ti­val inclusif, famil­ial et acces­si­ble à tous et toutes. Voilà à quoi s’en­gage depuis 20 ans Au foin de la Rue. Cette année, pas d’ex­cep­tion. Le fes­ti­val revient du 1 er au 2 juil­let avec une pro­gram­ma­tion éclec­tique et des dis­posi­tifs dédiés au bien être des per­son­nes handicapées. 

Depuis l’an 2000, le fes­ti­val Au foin de la Rue sec­oue chaque été le nord de la Mayenne. Car oui, la Mayenne ce n’est pas unique­ment beau­coup de cam­pagne — comme les organisateur•trices s’en amusent — c’est aus­si de la bonne musique. Et cela, grâce à quelques passionné·es intrépi­des qui ont voulu faire venir la cul­ture en milieu rur­al, il y a vingt ans. La cul­ture pour tous et toutes c’est le cré­do d’Au foin de la Rue. C’est pourquoi les organisateur·trices tra­vail­lent main dans la main avec les bénév­oles de Accès Pour Tous, pour met­tre en place des dis­posi­tifs ren­dant acces­si­ble le fes­ti­val aux per­son­nes ayant un hand­i­cap. Et oui, il ne faut pas oubli­er que nos villes, nos loisirs exclu­ent au quo­ti­di­en une grande par­tie de la pop­u­la­tion. Com­ment se ren­dre à un fes­ti­val en fau­teuil quand le chemin est boueux ? Ain­si en cas de besoin ou de ques­tions, les bénév­oles d’Ac­cès Pour Tous seront disponibles tout au long du fes­ti­val. Les con­certs seront en chant-signé, des gilets vibrants pour ressen­tir la musique seront à dis­po­si­tion ain­si que des bornes pour recharg­er les fau­teuils et évidem­ment des plate­formes surélevées seront mis­es en place devant les scènes.

 

À lire aussi Gilets vibrants, concerts en langue des signes : comment le Foin de la Rue montre l’exemple en terme d’accessibilité en festival

 

Côté pro­gram­ma­tion, le fes­ti­val n’a rien à envi­er à ses con­cur­rents du Nord-Ouest de la France. Tou­jours fidèle à lui-même, le fes­ti­val pro­pose de nou­veau un line-up famil­ial et éclec­tique, des gui­tares de Rodri­go y Gabriela à l’indie élec­tro énervé de Bagarre. Et ce ne sont pas les seuls groupes à être de la par­tie : le fes­ti­val a con­vié, du 1er au 2 juil­let à Saint-Denis-de-Gastines, des têtes d’af­fich­es et des artistes décou­verte qui ne deman­dent qu’à être connu·es. On retrou­ve ain­si la moitié de Colom­bine, Lujipeka, l’écrivain-rappeur Gaël Faye, le DJ voyageur Thy­lacine, les fifous de La Femme, le duo franco-arménien Ladani­va ou encore la pro­duc­trice tech­no Irène Drésel. À leurs côtés, le quatuor rock ren­nais Guadal Tejaz, les auvergnats psy­ché de Super Par­quet ou encore le groupe élec­tro­trash engagé Les Vul­ves assas­sines. Un beau petit monde qu’on a per­son­nelle­ment hâte de découvrir.

Toutes les infor­ma­tions sont à retrou­ver ici.

(Vis­ité 278 fois)