Crédits : Melchio Tersen

Fragments Séquencés”, le suprenant premier album de Renart vient de sortir chez Cracki Records

Plusieurs années de péré­gri­na­tions sonores se sont écoulées depuis les débuts de Renart. Avec des sor­ties remar­quées, aux noms gorgés de lyrisme, sur les labels Dawn Records, Fra­grant Har­bour et surtout Crac­ki Records, qui révélait le pro­duc­teur avec son EP Petits Charmes, Renart n’en finis­sait plus d’étonner par son ambiva­lence. Tant en live, que sur ses pro­duc­tions, l’artiste s’est réelle­ment démar­qué par ses tex­tures tra­vail­lées, son univers psy­ché, et son style jamais trop défi­ni entre tech­no, trance, exper­i­men­tal ou encore noise.

Cette semaine, Renart révélait son pre­mier album aux allures de réc­it fan­tas­tique, Frag­ments Séquencés, sor­ti sur le label Crac­ki Records. Avec des morceaux aux noms de romans SF, le pro­duc­teur embar­que l’auditeur aus­si bien à bord d’une épopée tech­no gorgée d’acid avec “Ter­reur sur la Ville”, que d’une course‐poursuite trance sur “Musette péni­tence”. Mais pas que. Car Renart bal­aye à lui tout seul un large spec­tre des musiques élec­tron­iques. “Cyber‐moineaux” et “Sou­venirs miroirs” envoû­tent dès le départ grâce à leur atmo­sphères ambi­ent pais­i­bles, tan­dis qu’à l’opposé, “La prise du pou­voir” et “Choix des armes” sur­pren­nent par leur ryth­mique breakée à l’extrême. En tout cas une chose est sûre, le rusé con­tin­ue de sur­pren­dre.

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