Julien Granel sort ‘COOLEUR’ : premier album endiablé, pop furieuse et sucrée

Ça bouil­lonne sous la tig­nasse bleue. Deux ans après l’EP BAGARRE BAGARRE puis une tournée des Zéniths aux côtés d’Angèle, Julien Granel pour­suit son odyssée chro­ma­tique en sor­tant Cooleur : un pre­mier album solaire, endi­a­blé, gavé d’in­flu­ences divers­es et furieuse­ment coloré.

C’est tout gamin que Julien, pre­mier prix du con­ser­va­toire, tanne ses par­ents pour acheter Life In Car­toon Motion de Mika. L’ado s’ouvre à un univers baroque et cha­toy­ant, qui le mène à Queen, Bowie, Elton John, Prince… Jusqu’à se pren­dre une claque psy­ché par les Bea­t­les ‑notam­ment la péri­ode Sgt. Pep­per’s Lone­ly Hearts Club Band- et Jamiro­quai. Le cool kid s’étoffe et se pas­sionne pour l’électronique, autant que pour la pop. Ce qui le fascine, c’est la musique qui sait alli­er cool et couleur : ça donne bien­tôt le mot-valise qui sera le titre de son pre­mier album, Cooleur.

Et pour cette galette, Granel a su s’entourer : Busy P alias Pedro Win­ter, Chromeo, Jean-Charles de Castel­ba­jac et un peu d’aide de Vic­tor Le Masne aux arrange­ments. OK Julien, cast­ing béton ! L’album est par­ti d’une cham­bre avec clavier-ordi-enceintes. Puis, une vraie euphorie s’est dégagée et Julien a investi le stu­dio Motor­bass. Il en résulte qua­torze titres enjoués, une explo­sion de musique bub­blegum décom­plexée soutenue par des arrange­ments au cordeau, pour tir­er le meilleur d’une pop-funk plus acidulée et explo­sive qu’une Tête brulée. Des cuiv­res et des cordes, les riffs d’Ulysse Cot­tin (Papooz), la sec­tion ryth­mique de Bastien Bon­ne­fond (Cat­a­stro­phe) et le grain sin­guli­er des syn­thés vin­tage et des vieux mag­né­tos à bande.

L’album est plein d’humour, de ten­dresse, de partage et de joie. Si la mélan­col­ie se glisse par endroits, elle est sur accords majeurs. Bref, la bande-son d’un été sucré et insouciant.

 

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