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20 juin 2022

Julien Granel sort ‘COOLEUR’ : premier album endiablé, pop furieuse et sucrée

par Corentin Fraisse

Ça bouillonne sous la tignasse bleue. Deux ans après l’EP BAGARRE BAGARRE puis une tournée des Zéniths aux côtés d’Angèle, Julien Granel poursuit son odyssée chromatique en sortant Cooleur : un premier album solaire, endiablé, gavé d’influences diverses et furieusement coloré.

C’est tout gamin que Julien, premier prix du conservatoire, tanne ses parents pour acheter Life In Cartoon Motion de Mika. L’ado s’ouvre à un univers baroque et chatoyant, qui le mène à Queen, Bowie, Elton John, Prince… Jusqu’à se prendre une claque psyché par les Beatles -notamment la période Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band– et Jamiroquai. Le cool kid s’étoffe et se passionne pour l’électronique, autant que pour la pop. Ce qui le fascine, c’est la musique qui sait allier cool et couleur : ça donne bientôt le mot-valise qui sera le titre de son premier album, Cooleur.

Et pour cette galette, Granel a su s’entourer : Busy P alias Pedro Winter, Chromeo, Jean-Charles de Castelbajac et un peu d’aide de Victor Le Masne aux arrangements. OK Julien, casting béton ! L’album est parti d’une chambre avec clavier-ordi-enceintes. Puis, une vraie euphorie s’est dégagée et Julien a investi le studio Motorbass. Il en résulte quatorze titres enjoués, une explosion de musique bubblegum décomplexée soutenue par des arrangements au cordeau, pour tirer le meilleur d’une pop-funk plus acidulée et explosive qu’une Tête brulée. Des cuivres et des cordes, les riffs d’Ulysse Cottin (Papooz), la section rythmique de Bastien Bonnefond (Catastrophe) et le grain singulier des synthés vintage et des vieux magnétos à bande.

L’album est plein d’humour, de tendresse, de partage et de joie. Si la mélancolie se glisse par endroits, elle est sur accords majeurs. Bref, la bande-son d’un été sucré et insouciant.

 

Cette chronique est à retrouver dans le Tsugi 152
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