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Justice at Spotify : les artistes ont manifesté devant les locaux de la plateforme

Des man­i­fes­ta­tions ont eu lieu le 15 mars dans plusieurs pays du monde devant les bureaux de Spo­ti­fy, pour deman­der une meilleure rémunéra­tion des artistes pour leurs streams. Le com­bat continue.

Les musi­ciens à tra­vers toute la planète sont sans emploi alors que les géants de la tech qui domi­nent l’in­dus­trie empochent des milliards.”

C’est le Unit­ed Musi­cians and Allied Work­ers Union (UMAW) qui a lancé l’ini­tia­tive, faisant suite à sa cam­pagne “Jus­tice at Spo­ti­fy” en octo­bre. Des man­i­fes­ta­tions ont eu lieu à tra­vers le monde devant les dif­férents bureaux de Spo­ti­fy par des artistes acculés finan­cière­ment par la crise. Leur prin­ci­pale demande est tou­jours la même : le change­ment de sys­tème de rémunéra­tion de la plate­forme de “mar­ket cen­tric” à “user cen­tric” (on vous explique ici de quoi il s’ag­it pré­cisé­ment, et pourquoi – selon une étude – il n’y aurait pas une grande dif­férence), allant avec l’aug­men­ta­tion des roy­al­ties à un cen­time de dol­lar par stream, alors qu’elles s’élèvent actuelle­ment à seule­ment 0.0038 dol­lars. Depuis le lance­ment de la cam­pagne, la péti­tion a gag­né 27 591 sig­na­tures, notam­ment par les groupes de rock King Giz­zard and The Lizard Wiz­ard ou DIIV.

 

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Selon une étude du site The Tri­chordist, un artiste néces­sit­erait actuelle­ment plus de 3 000 streams sur Spo­ti­fy pour gag­n­er l’équiv­a­lent d’une heure de SMIC (10,15 euros). Pour les artistes petits et moyens, c’est une équa­tion finan­cière insol­u­ble alors que les con­certs qui con­stituent l’essen­tiel de leurs revenus sont tou­jours inter­dits pour cause de pandémie. En effet, la direc­trice du syn­di­cat UMAW a déclaré : “Spo­ti­fy mal­traite depuis longtemps les tra­vailleurs de l’in­dus­trie musi­cale, mais la pandémie a mis cette exploita­tion en relief plus que jamais.” Elle ajoute : “L’en­tre­prise a triplé de valeur durant la pandémie, et n’a pas aug­men­té ses taux de paiement d’une seule frac­tion de cen­time. Les musi­ciens à tra­vers toute la planète sont sans emploi alors que les géants de la tech qui domi­nent l’in­dus­trie empochent des mil­liards. La musique est un tra­vail, et nous deman­dons d’être rétribués juste­ment pour ce tra­vail.

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