©Sime Eskinja

👀 Kittin dévoile ses illustrations via sa propre galerie d’art virtuelle

Par les temps qui courent, avoir une corde sup­plé­men­taire à son arc est un atout de taille pour les musi­ciens. Car­o­line Hervé, mieux con­nue sous le nom de Kit­tin (ou anci­en­nement Miss Kit­tin) le cul­tive depuis bien longtemps. Avant même de se lancer dans la musique, et de devenir une DJ et com­positrice recon­nue, elle était étu­di­ante aux Beaux-Arts de Mar­seille puis Greno­ble. Nul doute que les con­fine­ments lui ont per­mis de s’y con­sacr­er à nou­veau. Ain­si, depuis le 2 sep­tem­bre, elle a ouvert une galerie d’art virtuelle, exclu­sive­ment sur le site Patre­on. Créée en 2013 par le musi­cien améri­cain Jack Con­te, cette plate­forme de finance­ment par­tic­i­patif per­met à de nom­breux créa­teurs du web de moné­tis­er leurs con­tenus via des abon­nements mensuels.

Pour le moment, Kit­tin y a pub­lié une douzaine d’illustrations orig­i­nales. Pour y accéder, deux paliers sont disponibles. Le pre­mier, à cinq euros par mois, donne accès aux illus­tra­tions, ain­si qu’à une expo­si­tion tem­po­raire chaque mois, sur une thé­ma­tique. Le sec­ond, pour dix euros, rajoute à cela l’accès à une bou­tique, per­me­t­tant d’obtenir des prints orig­in­aux (dont un inclus dans l’abonnement, tous les trois mois). Et jusqu’au 9 sep­tem­bre, un car­net et un sty­lo sont offerts à chaque abonnement.

Pour la musi­ci­enne, pass­er par Patre­on per­met de s’affranchir des règles des prin­ci­paux réseaux soci­aux, tant sur la mod­éra­tion du con­tenu que la monéti­sa­tion. Le sys­tème d’abonnement (ou de mécé­nat) per­met de ne pas avoir à liss­er son con­tenu, et d’être moins soumis à un ren­de­ment inten­able. De plus, les dona­teurs ont accès à une mes­sagerie directe avec l’artiste. Une bonne manière de garder le con­tact, donc, alors que la reprise des clubs reste encore fragile.

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