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© Vicky Grout
5 août 2022

💿 Kokoroko pond un délicieux mélange jazz-afrobeat dans son premier album

par Bérénice Hourçourigaray

Enfin ! Kokoroko a sorti un album, Could We Be More. Son premier depuis la formation du groupe. Le jeune collectif est dĂ©jĂ  très bien identifiĂ© sur l’excitante scène jazz londonienne, alors on attendait ce moment avec un brin d’impatience. En hybridant le jazz avec de la de l’afrobeat et de la musique Ă©lectronique, Kokoroko rĂ©ussit son pari. 

Kokoroko, cela signifie avant tout « fort » en Urhobo, un dialecte nigérian. Le mot est faible. Le groupe a très vite propulsé par « Abusey Junction », superbe ballade nichée au milieu de la compilation We Out Here. Ce titre était devenue un véritable tube, comptabilisant à ce jour 50 millions d’écoutes sur Youtube.

Ce premier album attendu incarne la synergie entre l’Afrique, les CaraĂŻbes et Londres. « Tojo » est une entrĂ©e triomphante dans l’album. Des sonoritĂ©s Ă©lectroniques, presque galactiques s’emparent de nos oreilles. Ă€ cela s’ajoute l’omniprĂ©sence des cuivres avec la trompette, le saxophone et le trombone qui font qu’on aime tant ce groupe. Le chant n’apparait qu’au 5ème morceau, mais cela signe un grand moment de douceur. Les voix s’entremĂŞlent dans « Home », pour ne faire plus qu’un avec la guitare acoustique. Toutes les voix rĂ©sonnent sur « Something’s Going On », chanson enregistrĂ©e Ă  l’occasion de sĂ©ances studio collectives de Kokoroko. Durant lesquelles chaque membre du groupe s’est exprimĂ© sur son expĂ©rience du confinement :  « Le morceau est inspirĂ© par l’immobilitĂ© forcĂ©e et les crises existentielles que la pandĂ©mie mondiale nous a fait collectivement traverser. Il s’ouvre sur la promesse scintillante d’une nouvelle ère et donne la sensation de s’échapper d’une rĂ©alitĂ© des plus troublantes« .

 

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Could We Be More navigue habilement entre afrobeat, highlife, soul et funk le long de ses 15 titres. Les membres de Kokoroko, se sont abreuvĂ©s dès l’enfance de musiques ouest-africaines et caribĂ©ennes : « l’endroit d’oĂą l’on vient a une influence considĂ©rable sur la façon dont on compose et joue de la musique », estime la trompettiste et leadeuse du groupe Sheila Maurice-Grey. « Chaque membre du groupe a une histoire et un parcours diffĂ©rents mais ce qui nous unit dans Kokoroko c’est cette passion commune pour l’afrobeat et le highlife. Et des musiciens comme Ebo Taylor et Pat Thomas. » Alors, c’est dĂ©finitif : avec Could We Be More, Kokoroko n’aurait pas pu faire mieux.

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