La Fête de l’Huma : line-up de folie pour la fête politico-musicale de la rentrée

Rem­placez El pueblo unido jamás será ven­ci­do par “un peu­ple qui danse ne sera jamais vain­cu”. La Fête de l’Humanité revient du 9 au 11 sep­tem­bre plus motivée et engagée que jamais. Avec une pro­gram­ma­tion qui réc­on­cilie toutes les généra­tions, elle se place comme le rendez-vous poli­tique, cul­turel et musi­cal à ne pas man­quer pour com­mencer l’année.

La Fête de l’Hu­ma a une réso­nance par­ti­c­ulière cette année. L’actualité nationale et inter­na­tionale a été aus­si dense qu’in­tense : guerre en Ukraine – mais aus­si toutes les autres guer­res dont on par­le peu -, élections présidentielles et législatives, accord entre les forces de gauche, percée du RN à l’Assemblée nationale et ancrage de plus en plus fort des idées d’extrême droite, effets du change­ment cli­ma­tique après un été mar­qué par les canicules et les incendies, ren­verse­ment du droit con­sti­tu­tion­nel d’avorter aux Etats-Unis… Bref, l’aspi­ra­tion de la fête de l’Hu­man­ité à unir les mou­ve­ments pro­gres­sistes et human­istes n’a jamais été aus­si vive. Et pour cela le fes­ti­val sait, depuis sa créa­tion en 1930, com­ment agir : mélanger bouil­lon­nement d’idées et moments festifs.

Grand change­ment de cette année, le fes­ti­val migre vers le Sud de Paris. Le démé­nage­ment de l’événement, de La Courneuve, à la base 217 du Plessis-Pâté et Brétigny-sur-Orge (Essonne) va bien sûr chang­er l’organisation des fes­ti­va­liers, mais pas notre envie d’y retourn­er. Et pour cause ! Cette année les artistes con­viés sont des poids lourds de tous les hori­zons musicaux.

Côté chan­son française on retrou­ve Dutronc&Dutronc, père et fils et Ben­jamin Bio­lay. Vous voulez vivre les meilleurs pogos de votre été ? On vous con­seille de fon­cez voir s’animer la poésie élec­tron­ique d’Odezenne, ou les sur­voltés Bagarre qui maîtrisent mieux que per­son­ne l’art de ren­dre folle la foule. Dans une veine pop, L’Impératrice et sa pop dansante qui vous don­nera envie de vous tré­mouss­er ou encore le duo de frères Ter­renoire dont les bouclettes brunes ont fait chavir­er quelques cœurs au mois de févri­er quand ils sont repar­tis auréolés d’une vic­toire de la musique pour leur 1er album Les Forces Con­traires. Le fes­ti­val fait une belle part au rap en con­viant Lay­low, devenu une référence et qui a réus­si à séduire bien au-delà de la sphère du rap, jusque dans le monde de l’électronique. Depuis le début de sa car­rière solo en 2016, l’artiste a tou­jours été à part, la faute à ses sonorités à la fron­tière du cloud rap, de la trap et de l’électronique, mais surtout avec ses clips à l’univers futur­iste à la Matrix, plein d’effets tech­niques et de grandes ambi­tions cinématographiques.

 

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Et la fête de l’Humanité pense à vous, nos pas­sagers de la nuit préférés. Elle a con­vié des artistes près à vous faire danser jusqu’à 6h du matin sur une scène spé­ciale­ment dédiée : l’Hu­macum­ba ! Elle ver­ra défil­er les poin­tures de la musique électronique.

Kid­dy Smile, fig­ure iconique mil­i­tant pour les droits LGBT, sera présent pour présen­ter son dernier EP Paris’Burning, Vol.1 sur fond de house music euphorique. Recon­nue pour pro­mou­voir la musique élec­tron­ique du Moyen-Orient, Sama Abdul­ha­di est l’une des pre­mières DJ orig­i­naires de Pales­tine à s’imposer sur la scène inter­na­tionale. Son esthé­tique musi­cale sin­gulière est com­posée de sets enrac­inés dans une tech­no per­cu­tante, saupoudrés d’échantillons sonores réels issus de ses voy­ages. Il y aura aus­si des références comme Manu le Malin, incon­testable sur la scène tech­no française depuis les 90’s. Ses sets se car­ac­térisent par une hard­core som­bre, une tech­no puis­sante, ficelée par une tech­nique impec­ca­ble. Vous ne serez pas déçu. Et parce que l’Humacumba ne serait pas l’Humacumba sans les sets élec­triques de ces 5 DJs parisiens du col­lec­tif Pardonnez-nous, cette année encore ils revi­en­nent enflam­mer le dance­floor de la Fête de l’Humanité.

 

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Si on est autant attaché à la Fête de l’Hu­man­ité, c’est aus­si parce que s’or­gan­ise, le temps d’un week-end, une véri­ta­ble petite cité qui four­mille d’ac­tiv­ités. Con­férences, ciné­ma et le mer­veilleux Vil­lage du Monde offre aux par­tic­i­pants un tour du monde en 80 stands. L’idée, c’est que le jour ces espaces sont réservés à de nom­breux débats, ren­con­tres, tables ron­des et autres con­férences ani­més par des spé­cial­istes ou des per­son­nal­ités telles que Vic­tor Cas­tanet auteur de Les Fos­soyeurs , Tony Estanguet, triple cham­pi­on olympique, San­drine Rousseau, députée de Paris ou encore les youtubeurs Bolchegeek et Ludo d’Osons Causer. Le mythique Ernest Pignon-Ernest, plas­ti­cien con­nu pour son street art ani­mera une con­férence. Une fois la nuit tombée, ces stands s’animent et met­tent cha­cun en avant un style de musique par­ti­c­uli­er. Années 1980, élec­tro, derniers hits de l’été,  cha­cun trou­ve son bon­heur. C’est ça la fête de l’Huma, un mélange cul­turel, intergénéra­tionnel qu’on ne retrou­ve dans aucun autre fes­ti­val. Ça donne des moments uniques : une sep­tu­agé­naire cha­peautée d’un bob à l’effigie du Che Gue­vara qui danse au stand cuba avec une bande de jeune sur du Bue­na Vista Social Club.

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