Techno Parade © Max Pillet

La Techno Parade revient à Paris en septembre, plus motivée que jamais

L’événe­ment tech­no le plus atten­du de l’an­née a offi­cial­isé sa 24ème édi­tion. Après deux ans d’ab­sti­nence, la Tech­no Parade est bien décidée à vous faire vibr­er, entre autres sous les sons de Xenia, la célèbre DJ ukraini­enne dont Tsu­gi vous par­lait il y a peu.

Deux ans que le Covid a empêché la Tech­no Parade d’exister. Mais c’est tombé, l’évènement sera de retour dans les rues de Paris le 24 sep­tem­bre. On va retrou­ver l’émulation d’un groupe qui se rejoint pour célébr­er son amour de la tech­no. On va retrou­ver la chair de poule au con­tact des vibra­tions des puis­sants sound sys­tems hissés sur des chars col­orés. Voici le topo de cette 24ème édition.

Une fête de folie placée sous les couleurs de l’Ukraine

Depuis sa créa­tion, la Tech­no Parade fait vibr­er les ama­teurs de musiques élec­tron­iques, et est ‑de loin- la plus grande fête pop­u­laire de tech­no de France. Après deux ans d’absence, Technopol a mis le paquet pour son grand retour. Une dizaine de chars sont d’ores et déjà atten­dus. Et comme qui dirait : cha­cun son char, cha­cun son style. Les prin­ci­paux courants de la tech­no seront représen­tés, de la house à la trance à la drum’n’bass. On sait déjà que Xenia, star de la tech­no ukraini­enne qui s’était pro­duite dans la cour de l’Élysée à l’occasion de la Fête de la musique, sera présente. Son pays sera mis à l’hon­neur pour cette édi­tion. Le reste de la pro­gram­ma­tion est à venir.

Une parade engagée pour ray­on­nement de la techno

Tous les hommes dansent libres et égaux”. On pou­vait voir cette phrase inscrite sur l’un des chars de la Tech­no Parade il y a vingt ans… À l’aube de sa 24ème édi­tion, la Tech­no Parade revendique tou­jours les mêmes choses : la diver­sité des musiques élec­tron­iques, et le droit à la fête ! “Cette Tech­no Parade se veut, cette année encore, reven­dica­tive. Les musiques élec­tron­iques sont tou­jours con­fron­tées à des idées reçues. Les événe­ments sont encore dif­fi­ciles à organ­is­er. Les réti­cences et les inquié­tudes autour de ce mou­ve­ment ne sont pas jus­ti­fiées. Ce courant musi­cal est le 2e plus écouté par les jeunes après le hip-hop. Il mérite donc de pou­voir s’exprimer plus libre­ment”, souligne Tom­my Vaude­crane, prési­dent de Technopol, asso­ci­a­tion de défense des cul­tures électroniques.

Effec­tive­ment, les rythmes répéti­tifs de la musique tech­no amè­nent à une ges­tu­al­ité à la fois exubérante et dis­crète qui, dans l’imaginaire col­lec­tif, effraie. On y danse seul et avec les autres, ensem­ble mais séparé­ment. Comme une expres­sion impul­sive des corps qui sem­blent danser pour défi­er la mort.

La Tech­no Parade se bat pour la recon­nais­sance de ce genre musi­cal. Elle désire l’inscription des musiques élec­tron­iques au pat­ri­moine cul­turel français, l’équité de traite­ment pour les acteurs et actri­ces des musiques élec­tron­iques, mais aus­si la créa­tion de zones d’accueil pour les événe­ments et fes­ti­vals de musiques élec­tron­iques. Alors rendez-vous le 24 sep­tem­bre pour sautiller, se déhanch­er, tran­spir­er et défi­er les envieux.

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