© Rashid Akrim

Le dealer de Mac Miller avoue à demi-mot, il est condamné à 11 ans de prison

La jus­tice vous rat­trape tou­jours. Dans l’af­faire de l’over­dose qui fut fatale au rappeur Mac Miller, l’un des trois inculpés a été recon­nu coupable d’avoir par­ticipé à la dis­tri­b­u­tion de pilules con­tre­faites, con­tenant du fen­tanyl. C’est l’o­pi­oïde qui a entrainé le décès de l’artiste américain.

Le 7 sep­tem­bre 2018, le rap game améri­cain et plus large­ment les fans de musique étaient en deuil, après la perte de l’un des artistes les plus tal­entueux de sa généra­tion. Ce jour-là, Mac Miller per­dait la vie suite à une over­dose de fen­tanyl en Cal­i­fornie. À l’époque, son autop­sie révélait que le rappeur avait con­som­mé un mélange létal de drogues et d’al­cool. La mort avait été classée comme acci­den­telle. Ce 19 avril Ryan Reav­is, l’un des trois hommes inculpés dans le deal de drogues avec Mac Miller était recon­nu coupable de la dis­tri­b­u­tion de pilules con­tre­faites con­tenant du fen­tanyl. Selon la ABC, Ryan Reav­is aurait servi d’in­ter­mé­di­aire entre le four­nisseur Stephen Wal­ter, âgé de 49 ans, et Cameron Pet­tit, âgé de 30 ans qui lui était en con­tact avec le rappeur. Reav­is a plaidé coupable lors du juge­ment. Cer­taine­ment une stratégie pour faire alléger sa sen­tence. Mais aus­si un risque : c’est un aveu à demi-mot. En suiv­ant cette logique, ses avo­cats espéraient une peine de prison de 5 ans, les pro­cureurs en demandaient 12 ans et demi. Finale­ment, le juge l’a con­damné à 10 ans et 11 mois. Un vrai coup d’épée dans l’eau.

 

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La mère de Mal­colm James McCormick ‑aka Mac Miller- s’est exprimée à la barre, émou­vant au pas­sage l’assem­blée : “Ma vie est dev­enue som­bre au moment où Mal­colm a quit­té ce monde. Mal­colm était ma vie, plus qu’un fils. […] Nous par­lions presque tous les jours de tout – sa vie, ses pro­jets, sa musique, ses rêves […] Il n’au­rait jamais pris sci­em­ment une pilule de fen­tanyl, jamais. Il voulait vivre et était ent­hou­si­as­mé par l’avenir.” Puis c’é­tait au tour de l’ac­cusé de s’ex­primer en dernier. Le deal­er a ten­té de se repen­tir, cer­taine­ment trop tard. “Quelqu’un est mort, et une famille ne récupér­era jamais son fils. Ma famille serait brisée si c’é­tait moi. […] Je me sens atro­ce­ment mal. Ce n’est pas moi. Ma vision des choses a changé. Mon cœur a changé.” Une sale his­toire d’ad­dic­tion aux drogues, comme il en existe énor­mé­ment dans le monde de la musique et notam­ment du rap américain.

 

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