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© Rashid Akrim
19 avril 2022

Le dealer de Mac Miller avoue à demi-mot, il est condamné à 11 ans de prison

par Guillaume Monnier

La justice vous rattrape toujours. Dans l’affaire de l’overdose qui fut fatale au rappeur Mac Miller, l’un des trois inculpés a été reconnu coupable d’avoir participé à la distribution de pilules contrefaites, contenant du fentanyl. C’est l’opioïde qui a entrainé le décès de l’artiste américain.

Le 7 septembre 2018, le rap game américain et plus largement les fans de musique étaient en deuil, après la perte de l’un des artistes les plus talentueux de sa génération. Ce jour-là, Mac Miller perdait la vie suite à une overdose de fentanyl en Californie. À l’époque, son autopsie révélait que le rappeur avait consommé un mélange létal de drogues et d’alcool. La mort avait été classée comme accidentelle. Ce 19 avril Ryan Reavis, l’un des trois hommes inculpés dans le deal de drogues avec Mac Miller était reconnu coupable de la distribution de pilules contrefaites contenant du fentanyl. Selon la ABC, Ryan Reavis aurait servi d’intermédiaire entre le fournisseur Stephen Walter, âgé de 49 ans, et Cameron Pettit, âgé de 30 ans qui lui était en contact avec le rappeur. Reavis a plaidé coupable lors du jugement. Certainement une stratégie pour faire alléger sa sentence. Mais aussi un risque : c’est un aveu à demi-mot. En suivant cette logique, ses avocats espéraient une peine de prison de 5 ans, les procureurs en demandaient 12 ans et demi. Finalement, le juge l’a condamné à 10 ans et 11 mois. Un vrai coup d’épée dans l’eau.

 

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La mère de Malcolm James McCormick -aka Mac Miller- s’est exprimée à la barre, émouvant au passage l’assemblée : « Ma vie est devenue sombre au moment où Malcolm a quitté ce monde. Malcolm était ma vie, plus qu’un fils. […] Nous parlions presque tous les jours de tout – sa vie, ses projets, sa musique, ses rêves […] Il n’aurait jamais pris sciemment une pilule de fentanyl, jamais. Il voulait vivre et était enthousiasmé par l’avenir. » Puis c’était au tour de l’accusé de s’exprimer en dernier. Le dealer a tenté de se repentir, certainement trop tard. « Quelqu’un est mort, et une famille ne récupérera jamais son fils. Ma famille serait brisée si c’était moi. […] Je me sens atrocement mal. Ce n’est pas moi. Ma vision des choses a changé. Mon cœur a changé. » Une sale histoire d’addiction aux drogues, comme il en existe énormément dans le monde de la musique et notamment du rap américain.

 

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