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Le label Speedy Wunderground a sorti sa première compilation depuis 2019

Trois ans après sa dernière Speedy Wun­der­ground sort une nou­velle com­pi­la­tion, regroupant le meilleur du label de Dan Carey depuis 2019. Du dis­co froid de Lazarus Kane au post-punk déstruc­turé de deep tan, en pas­sant par le punk psy­ché de The Lounge Society.

Voilà presque dix ans — bon anniver­saire  ! — que le label du pro­duc­teur Dan Carey, Speedy Wun­der­ground, fait par­tie du paysage musi­cal bri­tan­nique. Il est même devenu un incon­tourn­able tant il a par­ticipé à l’émer­gence de groupes da la scène UK post-punk revival comme black midi; Black Coun­try, New Road; Squid, War­m­dusch­er ou encore Tiña. Le con­cept du label est sim­ple : enreg­istr­er en un jour, mix­er le lende­main, sor­tir le son le plus rapi­de­ment afin de ne pas se per­dre dans la pro­duc­tion et garder l’essence de l’en­reg­istrement. Fin juil­let, Speedy Wun­der­ground sor­tait sa cinquième tra­di­tion­nelle com­pi­la­tion annuelle. Enfin… annuelle… la dernière datait de décem­bre 2019. Le covid est passé par là. Ain­si, ce bel album regroupe les artistes avec lesquels le label a tra­vail­lé depuis 2019.

La com­pi­la­tion s’ou­vre sur le hit cold-disco-rock de feu Lazarus Kane, “Nar­ci­sis­us”. Sept min­utes de bass­es lour­des, de gui­tares funky et de syn­thé psy­ché, des cris, la voix de Kane façon italo-disco et puis le tim­bre envoutant de Katy J Pear­son en guise de choeur. Pour ce con­den­sé de l’an­née 2019, on peut dire que le label a choisi comme thème le dis­co, puisqu’on retrou­ve égale­ment le titre de rock planant de Pynch inti­t­ulé “Dis­co Light” et le pre­mier sin­gle du trio PVA, “Divine Inter­ven­tion”. Cela fait bien depuis Noël 2019 que l’on a en tête ses car­il­lons, ses boucles de claviers et de gui­tares et puis surtout son refrain : DIVINE, DIVINE INTERVENTION!”

 

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On passe enfin à 2020 avec “Gen­er­a­tion Game” de The Lounge Soci­ety, titre rapi­de mêlant psy­ché et post-punk. On pogotte en volant, avant de plan­er le temps d’un break. Et puis l’e­uphorie repart. Le groupe orig­i­naire du York­shire sort d’ailleurs le 26 août prochain son pre­mier album, Tired of Lib­er­ty, qu’on hâte, hâte (hâte!) de découvrir.

2021 à présent. Et l’an­née s’en­tame avec la col­lab­o­ra­tion entre la chanteuse polon­aise Brod­ka et Scot­tibrains, le groupe de Dan Carey lui-même. Évidem­ment, l’am­biance est garage et post-punk. S’en­suit ensuite “Coltan Can­dy”, le sin­gle indie col­oré de moa moa et “Here Comes Trou­ble” de Joy­e­ria, dont le morceau est con­stru­it autour d’une ligne de gui­tare rap­pelant très forte­ment “Take It Or Leave It” de The Strokes. Enfin la com­pi­la­tion se con­clue avec les trois musi­ci­ennes du groupe post-punk et déstruc­turé deep tan, et leur sin­gle “tamu’s yiff­ing refuge”. En bref, il n’y a que du bon pour les per­son­nes en manque de gui­tares et qui souhait­ent décou­vrir les nou­veaux groupes à suivre.

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