Capture d'écran du livestream de Panteros666 au Maison Tsugi Festival, pendant le confinement.

Le nouveau service DJing veut rémunérer les artistes avec leur livestream

Nou­velle plate­forme de livestream, DJing n’est pas comme celles qu’on con­nait déjà et dont on use et abuse depuis le con­fine­ment : son con­cept inno­vant entend dif­fuser des DJ sets privés et payants afin d’aider les artistes à vivre de leur musique.

La crise san­i­taire aura au moins eu le mérite d’in­spir­er de bonnes idées. Par­mi elles, il y a DJing, qui a su s’emparer de la folie des DJ sets en livestream pour pro­pos­er un ser­vice dif­férent : réserv­er n’im­porte quel DJ inscrit sur le site pour un évène­ment pub­lic ou privé con­tre rémunéra­tion.

Par­ti­c­uliers, bars ou restau­rants, évène­ments privés ou publics, le ser­vice est ouvert à tout le monde, per­me­t­tant de s’of­frir facile­ment un live set, sans besoin de faire voy­ager le DJ. Une économie de temps et d’ar­gent qui pour­rait même sat­is­faire les clubs quand ils rou­vriront. « C’est une bouteille à la mer qui servi­ra à ceux qui sauront s’en empar­er », nous explique son fon­da­teur David Duriez, DJ et boss du label Brique Rouge.

 

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Et com­ment cela fonc­tionne ? « Le client adresse une demande via la page de réser­va­tion de l’artiste, en pré­cisant s’il s’ag­it d’un book­ing privé ou pub­lic, la date et l’heure souhaitées, l’outil vidéo préféré (comme Skype ou Zoom), ain­si que l’of­fre finan­cière. Un champ libre per­met d’a­jouter des pré­ci­sions sur la nature de la presta­tion atten­due (un genre ou un titre en par­ti­c­uli­er, que des instru­men­taux, si c’est pour un anniver­saire, etc.). L’artiste reçoit l’of­fre et peut ain­si l’ac­cepter, la refuser ou faire une contre-offre. Une fois accep­tée, il s’en­gage à effectuer la per­for­mance au jour et à l’heure demandés et il recevra le mon­tant défi­ni lors de la réser­va­tion sur son compte Pay­pal, Stripe ou autre, moins les frais de bande pas­sante à l’heure prélevés par le site (soit 20 € par heure). »

Pour les ques­tions tech­niques, DJing sem­ble avoir pen­sé à tout : « Bien enten­du, nous n’avons pas oublié l’in­ter­ac­tion : la par­tic­u­lar­ité de l’outil est de sépar­er les flux audio et vidéo. Pourquoi ? Parce que le fond même de l’his­toire ici, c’est la musique, donc on souhaitait faire ce que per­son­ne ne fait, c’est-à-dire priv­ilégi­er le flux audio avec une qual­ité bien supérieure à ce qui se fait ailleurs (320kbps). La vidéo étant quant à elle dif­fusée via un autre flux, comme Skype ou Zoom, per­me­t­tant égale­ment une inter­ac­tion via un chat avec le pub­lic. »

On souhaitait faire ce que per­son­ne ne fait, c’est-à-dire priv­ilégi­er le flux audio avec une qual­ité bien supérieure à ce qui se fait ailleurs (320kbps).”

Mais DJing demeure un sim­ple out­il de mise en rela­tion, et compte sur les artistes et/ou leurs agences pour se pro­mou­voir eux-mêmes via les réseaux soci­aux et gér­er les deman­des de réser­va­tion.

D’ores et déjà disponible, les inscrip­tions sont ouvertes et tous les artistes qui le souhait­ent peu­vent se créer une page, et ce gra­tu­ite­ment. Par­mi ceux qui se sont déjà embar­qués dans le pro­jet, on compte Phil Weeks, Alexkid, Justin Har­ris ou encore Audio Soul Project. « Pra­tique pour une soirée entre amis chez soi avec Seth Trox­ler ou Phil Weeks pen­dant une ou deux heures », con­clut David Duriez.

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