©Jacques Paquier

Le Sénat regrette la séparation de Daft Punk

Le déjà regret­té duo Daft Punk qui vient de se sépar­er man­quera à beau­coup de mélo­manes (lisez séna­teurs) nos­tal­giques de l’influence des pro­duc­teurs sur toute leur cul­ture musicale.

Dans une veille effrénée pour ren­dre hom­mage au duo casqué qui vient de tir­er sa révérence après 28 ans de col­lab­o­ra­tion – via un clip un peu tiré par les cheveux- nous sommes tombés sur un arti­cle sur­prenant  de nos con­frères de Pub­lic Sénat. On y lit donc qu’au Sénat, les Daft Punk font office de groupe culte. Plus que d’y être de écoutés, ils y seraient adulés. Zoom sur le groupe qui man­quera le plus aux séna­teurs d’aujourd’hui et surtout à ceux de demain.

Le plus déçu par leur sépa­ra­tion d’après Pub­lic Sénat est Thomas Dos­sus, le séna­teur Europe Ecologie-Les Verts du Rhône. Celui-ci explique : « je les suis depuis le pre­mier sin­gle, avec Da Funk et Around The World. Home­work (le pre­mier album) pour moi, c’est l’album fon­da­teur de ma cul­ture musi­cale. C’est un son rad­i­cal, brut. Il s’écoute du pre­mier au dernier morceau. C’était ma jeunesse », et de fait, puisqu’en plus d’être séna­teur, Thomas Dos­sus est avant tou mélo­mane. « J’ai moi-même mixé dans quelques soirées, au sein d’un col­lec­tif, autour de 2010. J’ai mixé 2–3 fois à Paris, une fois à Lyon. C’était une fusion entre les musiques d’Afrique, des Caraïbes et l’électro », con­fie l’écologiste.

Quand j’en­tends “Get Lucky” le matin, la journée com­mence bien

Quelques sièges plus à droite, le séna­teur Jean-Raymond Hugonet, séna­teur LR de l’Essonne et musi­cien pro­fes­sion­nel, se remé­more « ce qui était excep­tion­nel chez eux, c’est une espèce de dis­cré­tion cou­plée à une notoriété plané­taire. Ils ne sont pas légion les artistes français à avoir eu une telle car­rière à l’international ». Le séna­teur, qui a jadis placé des musiques pour la série télévisée « Sous le Soleil », et qui joue pour le plaisir dans un groupe de repris­es nom­mé « Rose­wood », s’étonne tou­jours de l’ef­fet procuré par « Get Lucky » huit ans après sa sor­tie : « j’entends ça le matin, et la journée com­mence bien. »

S’il y a donc quelque part où le vide d’un groupe pio­nnier de la french touch se fera mas­sive­ment ressen­tir, ‑on sait que vous n’y pen­siez pas et à vrai dire nous non plus- c’est bel et bien au Sénat. Une triste page se tourne, une belle époque s’achève, mais comme le souligne Jean-Raymond Hugonet, séna­teur LR : « la créa­tion est un univers très com­pliqué qui mêle aus­si des sen­ti­ments humains et des affinités. Par­fois, le temps érode la créativité…»

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