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©Jacques Paquier
24 février 2021

Le Sénat regrette la séparation de Daft Punk

par Carla Thorel

Le déjà regretté duo Daft Punk qui vient de se séparer manquera à beaucoup de mélomanes (lisez sénateurs) nostalgiques de l’influence des producteurs sur toute leur culture musicale.

Dans une veille effrénée pour rendre hommage au duo casqué qui vient de tirer sa révérence après 28 ans de collaboration – via un clip un peu tiré par les cheveux- nous sommes tombés sur un article surprenant  de nos confrères de Public Sénat. On y lit donc qu’au Sénat, les Daft Punk font office de groupe culte. Plus que d’y être de écoutés, ils y seraient adulés. Zoom sur le groupe qui manquera le plus aux sénateurs d’aujourd’hui et surtout à ceux de demain.

Le plus déçu par leur séparation d’après Public Sénat est Thomas Dossus, le sénateur Europe Ecologie-Les Verts du Rhône. Celui-ci explique : « je les suis depuis le premier single, avec Da Funk et Around The World. Homework (le premier album) pour moi, c’est l’album fondateur de ma culture musicale. C’est un son radical, brut. Il s’écoute du premier au dernier morceau. C’était ma jeunesse », et de fait, puisqu’en plus d’être sénateur, Thomas Dossus est avant tou mélomane. « J’ai moi-même mixé dans quelques soirées, au sein d’un collectif, autour de 2010. J’ai mixé 2-3 fois à Paris, une fois à Lyon. C’était une fusion entre les musiques d’Afrique, des Caraïbes et l’électro », confie l’écologiste.

Quand j’entends « Get Lucky » le matin, la journée commence bien

Quelques sièges plus à droite, le sénateur Jean-Raymond Hugonet, sénateur LR de l’Essonne et musicien professionnel, se remémore « ce qui était exceptionnel chez eux, c’est une espèce de discrétion couplée à une notoriété planétaire. Ils ne sont pas légion les artistes français à avoir eu une telle carrière à l’international ». Le sénateur, qui a jadis placé des musiques pour la série télévisée « Sous le Soleil », et qui joue pour le plaisir dans un groupe de reprises nommé « Rosewood », s’étonne toujours de l’effet procuré par « Get Lucky » huit ans après sa sortie : « j’entends ça le matin, et la journée commence bien. »

S’il y a donc quelque part où le vide d’un groupe pionnier de la french touch se fera massivement ressentir, -on sait que vous n’y pensiez pas et à vrai dire nous non plus- c’est bel et bien au Sénat. Une triste page se tourne, une belle époque s’achève, mais comme le souligne Jean-Raymond Hugonet, sénateur LR : « la création est un univers très compliqué qui mêle aussi des sentiments humains et des affinités. Parfois, le temps érode la créativité…»

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