Le streaming est‐il dangereux pour l’environnement ?

Un objet en poly­car­bon­ate, un embal­lage en car­ton, le tout générale­ment scel­lé sous une couche de plas­tique. De prime abord, la chute de la con­som­ma­tion de dis­ques physiques au prof­it du stream­ing est une bonne nou­velle d’un point de vu envi­ron­nemen­tal. Mais la réal­ité est en fait plus com­plexe, soulig­nent Sharon George et Deirdre Mck­ay. Toutes deux chercheuses sur des sujets envi­ron­nemen­taux à l’Université Keele (Royaume‐Uni), elles pub­lient dans The Con­ver­sa­tion un papi­er détail­lant l’impact envi­ron­nemen­tal à la fois des copies physiques — dis­ques et vinyles — et du stream­ing.

In fine, le choix du médi­um d’écoute le plus écologique dépend en fait de la fréquence d’écoute. Ain­si, si une per­son­ne con­somme un album de très nom­breuses fois, il lui est recom­mandé d’acheter une copie physique du disque, tan­dis qu’il est préférable de pass­er par une plate­forme de stream­ing s’il s’agit d’une écoute unique. Un seuil est d’ailleurs indiqué : au‐delà de 27 écoutes d’une même sor­tie, l’écoute en ligne deviendrait l’option la plus éner­gi­vore. En cause, le pas­sage par des serveurs act­ifs et refroidis con­stam­ment.

D’autres con­seils pra­tiques sont don­nés. S’agissant de l’écoute sur mobile ou ordi­na­teur, il est préférable d’opter pour de la musique stock­ée directe­ment sur les appareils. Ceci évite d’avoir recours à des réseaux con­som­mant beau­coup d’énergie. Mal­gré tout, le pas­sage au vinyle reste présen­té comme “une superbe option” afin de réduire son empreinte car­bone. De quoi se réjouir de la recrude­s­cence de ce mode d’écoute.

 

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