Crédit photo : Thomas Trutschel/Photothek

Les streams ne comptent désormais plus autant dans le calcul des ventes

Petite révo­lu­tion dans le cal­cul des ventes d’al­bums. Le Syn­di­cat Nation­al de l’édi­tion Phono­graphique (SNEP) a en effet décidé d’aug­menter le nom­bre de streams néces­saires pour compt­abilis­er une vente d’al­bum. L’in­for­ma­tion est rap­portée le 11 jan­vi­er par Lau­rent Bouneau, directeur général de Sky­rock. Là où 1000 écoutes d’un même disque suff­i­saient jusqu’alors, les artistes devront doré­na­vant pass­er un seuil de 1500 pour se pré­val­oir de l’équiv­a­lent d’une vente physique. Un retour à la for­mule de cal­cule ini­tiale­ment envis­agée en 2016. Résul­tat con­cret : les artistes dont le suc­cès dépend en large par­tie des plate­formes musi­cales en ligne risquent de ne plus appa­raître dans les tops ventes.

De quoi déplaire à cer­tains obser­va­teurs, notam­ment du côté des médias ori­en­tés rap. Inter­lude se demande notam­ment si cette déci­sion n’est pas dirigée con­tre ce style en par­ti­c­uli­er. En France, six des dix albums les mieux ven­dus en 2018 appar­ti­en­nent à ce genre. Une per­for­mance qui s’ex­plique cepen­dant large­ment par des chiffres de stream­ing très impor­tants. En ce sens, une étude améri­caine a en effet notée des dis­par­ités dans les modes de con­som­ma­tion entre les dif­férents types de musique. Les acheteurs de vinyles ont par exem­ple plus ten­dance à opter pour du rock, tan­dis que le rap domine net­te­ment les écoutes en ligne.

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