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© Adèle Chaumette
12 février 2023

Live report : et Acid Arab transforma l’Olympia en night-club géant

par Adèle Chaumette

Rares sont les fois où l’âme d’une salle de concert et celle d’un club n’ont fait qu’une. Pour la toute première fois, le groupe français Acid Arab jouait à l’Olympia à l’occasion de la sortie de son dernier album Trois. Habitués des dancefloors et des festivals, les pionniers de l’électro-orientale ont prouvé, si besoin était, leur sens de la fête et de la danse, à travers deux heures de live irrésistiblement fédérateur.

Il est 20h lorsque la première partie, oeuvre de la chanteuse algérienne Cheikha Hadjla, laisse entendre ses premiers éclats. Dehors, une longue file d’attente se presse encore devant les portes de la salle mythique du boulevard des Capucines, qui s’apprête à accueillir le tant attendu concert d’Acid Arab. Tandis que l’Olympia vibre déjà aux morceaux rai de Cheikha Hadjla, tout le monde attend avec curiosité et excitation, ceux que l’on a pour habitude de voir en club, passé minuit. Après un court entracte qui permet à une bonne partie de la foule d’aller se ravitailler au bar -eau et autres breuvages adéquats- le moment tant espéré se montre enfin.

 

Il est 21h pile et les trois membres d’Acid Arab (les deux derniers ne monteront sur scène qu’à la toute fin) viennent de s’installer devant leurs machines respectives, prêts à lancer leur Olympia comme il se doit. Dès les premières notes, la salle se remplit d’une énergie de fête assez exceptionnelle, tandis que l’écran géant projette des animations psychédéliques de silhouettes de femmes en néon. L’ambiance est posée. La foule, fosse et gradins compris, se met à danser et à tournoyer, Acid Arab envoie les dernières pépites de son nouveau projet sorti le 3 février dernier. Et ils ne sont pas seuls pour le faire. Le chanteur et ami de longue date du groupe Sofiane Saidi débarque sur scène afin d’interpréter le génial « Leila« , introduction de Trois. C’est Cheb Halim qui enflammera ensuite la scène pour l’hypnotique morceau « Halim Guelil », que l’on avait pu découvrir en exclusivité quelques mois avant la sortie de l’album… Coté public, l’engouement ne cesse de croitre. Ceux qui n’osaient peut-être pas danser au début, se laissent embarquer naturellement dans les rythmes implacables du quartet français. Pour notre plus grand bonheur, on a le droit aux classiques issus des précédents album du groupe. Ainsi on redouble de ferveur lorsque Sofiane Saidi remonte sur scène pour « La Hafla » (Musique de France) et lorsque « Club DZ » (Jdid) transforme la salle de Bruno Coquatrix en boîte de nuit, littéralement.

 

Après deux heures de set et de performances chantées plus puissantes les unes que les autres, Acid Arab amorce la fin du concert. Assez émus, les cinq membres du groupe (Guido Minisky, Hervé Carvalho, Pierrot Casanova, Nicolas Borne et Kenzi Bourras) se réunissent sur le devant de la scène sous un tonnerre d’applaudissements : on en veut plus ! Et on ne va pas être déçus : « Rendez-vous au Rex dans une heure ! » scande Guido Minisky dans son micro, ce qui provoque des hurlements de joie dans toute la salle. Directement après le concert, Acid Arab qui ne perd jamais le nord, file donc au Rex Club comme une évidence, pour un after-show des plus fous aux cotés de Parfait et Gilb’R. Les plus vaillants du public suivent, et vu la réussite de ce premier concert légendaire, on ne peut que les comprendre.

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