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Loi anti-rave en Italie : des milliers de personnes ont manifesté dans le pays

Début novem­bre, le gou­verne­ment de Geor­gia Mel­oni par­tait en guerre con­tre les rave-parties en annonçant un décret, inter­dis­ant les rassem­ble­ments non-autorisés de plus de cinquante per­son­nes. Une bombe qui a déchiré la classe poli­tique, et rassem­blé des mil­liers de man­i­fes­tants dans les rues d’I­tal­ie ce week-end. 

À Bologne, Turin, Naples, Rome, Palerme et Flo­rence, nom­breux sont ceux qui sont allés clamer haut et fort leur indig­na­tion face à cette annonce, plutôt dép­ri­mante, tombée début novem­bre. Portées sur les réseaux soci­aux avec le hash­tag #smashre­pres­sion, les man­i­fes­ta­tions ont été menées par des équipes de sound sys­tem français­es et ital­i­ennes, dont Name­less Sound Sys­tem, Hard­core Heroes Pirate, CSOA Officina99 et Crazy Dub Saler­no. Selon Robi Fog, DJ et fon­da­teur de Looney Moon Records, “env­i­ron 2 000 per­son­nes étaient à la man­i­fes­ta­tion” et le soir, quelques autres milliers.

 

Italie

 

Le dirigeant des évène­ments du club Duel de Naples, Frans­esco Quar­to, a déclaré à Res­i­dent Advi­sor : “Il est impor­tant de pren­dre posi­tion con­tre cette lég­is­la­tion et de s’assurer que la voix de la com­mu­nauté rave, et de toutes les autres com­mu­nautés musi­cales under­ground, est enten­due haut et fort”. Une déci­sion du nou­veau gou­verne­ment inquié­tante pour l’op­po­si­tion, qui voit en cette lutte une atteinte aux lib­ertés de la part de la pre­mière min­istre d’extreme-droite. “Nous voulons un retour à la nor­mal­ité qui nous per­me­tte d’avoir une vie noc­turne sans crainte d’oppression”, a‑t-il ajouté. Annon­cé lors d’un con­seil des min­istres, le décret-loi vise à inter­dire les rassem­ble­ments non-autorisés de plus de cinquante per­son­nes, au motif que cela pour­rait “entrain­er des dan­gers pour l’or­dre pub­lic”. Un texte qui prévoit jusqu’à 10 000 euros d’a­mende et six ans d’emprisonnement. Francesco Quar­to y répon­dra juste­ment : “nous con­tin­uerons à lut­ter con­tre ces lois répres­sives, à garan­tir un procès équitable pour nos clients et à défendre le droit de faire la fête – même de manière non con­ven­tion­nelle – qui, selon nous, ne devrait pas être (sur)criminalisé.” 

 

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