© Özge Cöne

Max Cooper sonne la révolte dans “Identity”, extrait de son prochain album

Voy­age en ter­rain con­nu. Un mois après “Hope”, l’insaisissable pro­duc­teur bri­tan­nique Max Coop­er dévoile “Iden­ti­ty”, sec­ond sin­gle de son prochain album One Hun­dred Bil­lion Sparks. Spi­rale mélodique, per­cus­sions étouf­fées et mon­tée en puis­sance jusqu’à la libéra­tion… Cette nou­velle excur­sion intro­spec­tive est plutôt boulever­sante.

Ex‐généticien recon­ver­ti en musi­cien fasci­nant, Max Coop­er trou­ve à nou­veau le par­fait équili­bre entre approche sci­en­tifique et ges­tion des émo­tions avec “Iden­ti­ty”, avec tou­jours le souci du détail. Tout com­mence par un motif entê­tant de six notes jouées au clavier, en boucle ou en spi­rale selon vos préférences, puis arrive une basse ron­flante à faire trem­bler les murs, comme une rage refoulée qui peut enfin sor­tir. Un moment de répit puis une énorme mon­tée en puis­sance, avec l’arrivée de pre­miers élé­ments per­tur­ba­teurs qui font grin­cer nos tym­pa­ns. Des soubre­sauts annon­ci­a­teurs de la révolte finale : deux min­utes vio­lentes pour une transe sal­va­trice, qui provo­quent en nous des tor­rents d’émotions libéra­tri­ces.

On retrou­ve ici le fil rouge qui lie les 12 chan­sons de l’album. Pour le com­pos­er, Max Coop­er a voulu s’isoler dans un chalet au Pays de Galles. Dans “Iden­ti­ty”, il par­le des fables qu’on se racon­te à nous‐même, sur ce que nous sommes et sur les sys­tèmes qui nous ont créés. “Je voulais racon­ter notre com­bat con­stant con­tre le con­formisme, explique‐t‐il. Nation­al­ité, reli­gion, normes sociales, class­es, les attentes de nos par­ents… Ces poids, ces con­traintes étouf­fent notre vraie per­son­nal­ité, qui som­meille tou­jours en nous et explose sou­vent de manière démesurée.

On com­prend mieux le choix One Hun­dred Bil­lion Sparks (“Cent mil­liards d’étincelles” dans la langue de Molière) : ce nou­v­el album s’annonce explosif, intro­spec­tif, grand, col­oré et libéra­teur. Ca sor­ti­ra logique­ment le 20 sep­tem­bre chez Mesh, le label que Max Coop­er a lui‐même créé en 2016 pour explor­er des “ren­con­tres entre musique, sci­ence et art”. En atten­dant, décou­vrez “Iden­ti­ty” et retrou­vez Max Coop­er sur scène partout en Europe, notam­ment le 22 sep­tem­bre au fes­ti­val Sco­pi­tone de Nantes et le 18 octo­bre à la Gaïté Lyrique.

Le sin­gle est disponible à l’achat, en suiv­ant ce lien.

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