© Alain Cazenave

Pays basque, sabotage et peau neuve au festival Baleapop

Le fes­ti­val basque fête sa 9ème édi­tion et ne change pas une équipe qui gagne : il revendique tou­jours un côté dif­férent et décalé, tant au niveau des pro­gram­ma­tions -entre musique et art contemporain- que par sa thé­ma­tique maîtresse : le sab­o­tage. Baleapop est à nou­veau porté par le col­lec­tif Moï Moï pour enchanter l’été de Saint-Jean-de-Luz. “Car une édi­tion de Baleapop sans ses poulains Moï Moï c’est comme du pâté sans guindil­las, fade et sans acid­ité”, pré­cise l’organisation sur le site offi­ciel. Oubliez ce que vous con­nais­sez des fes­ti­vals esti­vaux, bien­v­enue au Baleapop.

Le fes­ti­val mar­que sa dif­férence par sa com­mu­ni­ca­tion : des affich­es intri­g­antes et drôles, et la langue basque d’abord. Sur leur site comme sur les réseaux, tout est écrit en euskara puis traduit en français. Au Baleapop, on est fier de sa région. On espère retrou­ver cette année encore le meilleur de la gas­tronomie régionale, entre taloa au lomo, des omelettes aux piquil­los et un koka pour faire gliss­er (com­prenez galettes de maïs au porc séché et pimen­té, omelettes aux poivrons et flan tra­di­tion­nel). Le tout accom­pa­g­né par de la bière locale, évidem­ment.

Mais alors que sig­ni­fie ce thème du “sab­o­tage”? L’objectif est affiché par ses organ­isa­teurs : “détéri­or­er volon­taire­ment l’image de Baleapop pour quit­ter le cos­tume du pre­mier de la classe et retrou­ver ses fonde­ments.”  Le fes­ti­val veut faire peau neuve et retrou­ver son orig­i­nal­ité : plus de plage mais plusieurs lieux dans Saint-Jean-de-Luz comme les Halles pour l’opening, plusieurs spots du centre-ville accueil­lent de l’art con­tem­po­rain et deux parcs seront réqui­si­tion­nés pour les après-midi et le dimanche. Ca passera aus­si par la pro­gram­ma­tion, aux antipodes de l’uniformisation des gros fes­ti­vals français : on retrou­ve à l’affiche Ariel Pink, Apol­lo Noir, Insan­lar, l’énigmatique Don’t DJ, les hyper­ac­t­ifs Wolf Muller & Niklas Wandt ou encore le pro­jet bar­ré du Mauskovic Dance Band et du cru local avec Patx­ayann. 

Rendez-vous du 23 au 26 août, préparez-vous “l’amateurisme fes­tif” du Baleapop comme l’orga le pré­tend, pour un revival en beauté qui vous fera retrou­ver le sens de la fête.

Plus d’infos sur leur page Face­book

 

 

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