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Pink Floyd sort son premier titre depuis 28 ans pour soutenir l’Ukraine

Après 8 ans de silence, et 28 ans sans titre orig­i­nal, Pink Floyd revient le temps d’un titre en sou­tien à l’Ukraine. David Gilmour et Nick Mason, les mem­bres restants, se basent sur un sam­ple vocal du chanteur Andriy Khlyn­vyuk.

Les boule­verse­ments de la guerre ont des réper­cus­sions inat­ten­dues. Après avoir déclaré la fin du groupe en 2008, et le décès du clav­iériste Rick Wright, David Gilmour s’est rav­isé. Il faut dire que la guerre actuelle le touche par­ti­c­ulière­ment, sa belle-fille étant orig­i­naire d’Ukraine. Il a ain­si fait appel à son vieil ami Nick Mason, pour utilis­er la pop­u­lar­ité du groupe à bon escient. Tou­jours fâché, Roger Waters est comme tou­jours rem­placé par Guy Pratt (beau-fils de Rick Wright). Le com­pos­i­teur Nitin Sawh­ney, quant à lui, assure les claviers.

« Nous voulons exprimer notre sou­tien à l’Ukraine, et ain­si mon­tr­er que le monde entier pense qu’il est mal qu’une super­puis­sance envahisse un pays indépen­dant et démoc­ra­tique » déclare Gilmour. Tous les béné­fices du titre sont ain­si rever­sés au fonds de sou­tien de l’Ukraine. Il s’agit bien là de leur pre­mier titre depuis 1994, l’album The End­less Riv­er de 2014 étant con­sti­tué de chutes de stu­dio de l’album The Divi­sion Bell.

 

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Inti­t­ulé “Hey, Hey, Rise Up”, le titre se base sur un sam­ple vocal du chanteur Andriy Khlyvnyuk. Gilmour avait déjà col­laboré avec le groupe de ce dernier, Boom­Box, en 2015. Dès le début de la guerre, le chanteur a inter­rompu sa tournée pour rejoin­dre le front. C’est aux envi­rons de Kyiv qu’il a ain­si été filmé le 28 févri­er, en tenue mil­i­taire devant la cathé­drale Sainte Sofia, chan­tant la marche patri­o­tique “Oi u luzi cher­vona kaly­na”. Au Guardian, Guil­mour explique : « Il est là, debout, dans un parc en Ukraine, avec cette belle église au dôme doré, et chante dans le silence d’une ville sans bruit ni traf­ic à cause de la guerre. C’était un moment puis­sant, que je voulais met­tre en musique. » Il pour­suit, racon­tant un échange vidéo qu’il a eu avec Khlyvnyuk : « tous nos prob­lèmes sem­blent si dérisoires à côté de ce qu’il vit ».

Les qua­tre musi­ciens ont enreg­istré le titre le 30 mars, dans la grange amé­nagée de Gilmour. Selon le gui­tariste, les con­di­tions étaient les mêmes que durant le clip qui l’accompagne, avec la vidéo du chanteur pro­jetée der­rière eux. Par ailleurs, la bat­terie de Mason est décorée d’une pein­ture de l’artiste ukraini­enne Maria Pri­machenko. Très sim­ple, le titre vaut surtout pour le solo d’un Gilmour vis­i­ble­ment inspiré. Et bien sûr un con­texte déchirant.

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