Plan de relance pour la Culture : quoi de prévu pour la musique ?

Jeu­di 3 sep­tem­bre, la min­istre de la Cul­ture Rose­lyne Bach­e­lot a don­né les détails des mesures pris­es dans le cadre du plan de relance pour la Cul­ture, qui dis­pose d’un bud­get de 2 mil­liards d’eu­ros, dont 210 mil­lions pour la musique. 

Une semaine après les ren­con­tres entre profesionnel·les du spec­ta­cle vivant et gou­verne­ment, dont le bilan était de bonne augure, le min­istère de la Cul­ture a com­mu­niqué davan­tage de détails pour le spec­ta­cle vivant et la musique mais aus­si pour le pat­ri­moine, le ciné­ma et l’au­dio­vi­suel, ain­si que la presse et la fil­ière du livre.

 

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Sur les 210 mil­lions d’eu­ros dédiés à la musique et con­fiés au Cen­tre Nation­al de la Musique (CNM), on sait désor­mais que 10 mil­lions seront con­sacrés exclu­sive­ment au CNM créé en jan­vi­er, qui est devenu un acteur majeur dans la fil­ière musi­cale et qui « doit pou­voir con­solid­er ses assis­es » au cours des 2 prochaines années, comme le pré­cise le com­mu­niqué offi­ciel. Quant au mécan­isme de com­pen­sa­tion de 100 mil­lions d’eu­ros mis en place à cause des jauges de spec­ta­teurs lim­itées, il s’adresse aux exploitants de salles TPE/PME du secteur privé, et restera en place pour 4 mois.

Une enveloppe de 30 M€ sera dédiée à l’ac­com­pa­g­ne­ment des fes­ti­vals, orchestres et opéras partout en France. Et petit bonus non nég­lige­able : un fonds de 20 M€ s’oc­cu­pera d’en­cour­ager leur tran­si­tion écologique.

Enfin, tous les étab­lisse­ments et opéra­teurs publics de créa­tion comme l’Opéra nation­al de Paris, la Comédie Française, la Phil­har­monie de Paris, ou encore le Palais de Tokyo, seront aidés dans leur reprise par un bud­get de 126 M€.

 

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Dans un entre­tien accordé au Monde, Rose­lyne Bach­e­lot a étayé sa vision pour la Cul­ture, insis­tant sur sa volon­té de mod­erni­sa­tion en pas­sant par le numérique : « Par­fois, on n’ose pas aller à l’opéra, pen­sant que c’est trop cher, alors que c’est moins cher qu’un con­cert de rap ou de rock. Mais on peut le décou­vrir en direct sur sa tablette ou sur sa télé, et avoir envie d’y aller. C’est cela que je veux faire. » La min­istre a égale­ment par­lé des États Généraux des Fes­ti­vals qu’elle organ­ise début octo­bre, pré­cisant que la réflex­ion motrice de l’évène­ment serait la suiv­ante :  « Com­ment vont-ils [les fes­ti­vals] affron­ter la donne san­i­taire, les enjeux écologiques, financiers, la ques­tion des inter­mit­tents et des bénév­oles ? ».

Mais pour les con­certs debout, tou­jours les mêmes incer­ti­tudes : « la doc­trine ne peut pas chang­er pour l’in­stant » a‑t-elle tranché, ce dont on se doutait bien, puisqu’on appre­nait jeu­di dernier l’an­nu­la­tion du fes­ti­val Dream Nation. Allez, restons patients et ne per­dons pas espoir.

 

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