© Kajetan Sumila

Près de 350 plaintes de piqûres en concerts et clubs déposées en deux mois

Le chiffre indigne autant qu’il inquiète : près de 350 plaintes pour des piqûres reçues en club et en con­certs ont été déposées auprès des autorités depuis fin mars dernier, selon France Inter. Désor­mais, même les artistes s’in­quiè­tent de cette vague de vio­lence qui touche tout le ter­ri­toire français. 

Le nom­bre de dépôt de plaintes s’élève à 350 sur l’ensem­ble du ter­ri­toire français, en deux mois seule­ment. Un chiffre colos­sal qu’on peine à expli­quer. Plus de 200 plaintes à la piqûre sauvage en club, fes­ti­val ou con­cert ont été déposées juste en ce mois de mai. L’ar­rivée récente de ces chiffres lais­sent large­ment sup­pos­er que ce chiffre pour­rait encore gon­fler. On n’a tou­jours aucune cer­ti­tude sur ce que con­ti­en­nent ces piqûres qui s’ac­com­pa­g­nent cer­taines fois de de ver­tiges, de nausées voire de malais­es. Dans seule­ment deux cas, à Roanne et dans les Pyrénées-Orientales, du GHB a été détec­té. Toute­fois cer­taines régions demeurent moins touchés que d’autres. À Paris, dix plaintes ont été déposées, un nom­bre dérisoire rap­porté aux nom­bres de lieux de vie noc­turne et d’habitants.

 

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Alors cer­tains artistes s’in­sur­gent. Le rappeur Dinos a lui-même tenu à inter­rompre son con­cert pour prévenir son pub­lic con­tre les agres­sions à la seringue, et à men­ac­er les agresseurs eux-mêmes. For­cé­ment la vidéo a été relayée sur les réseaux soci­aux, et la réac­tion du rappeur a été saluée. Il con­clut : “On a passé deux années sans con­certs… Prof­i­tons des con­certs.” On espère désor­mais que son mes­sage sera entendu.

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