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17 octobre 2022

Que vaut ‘Playgirl’, le dernier album de Lolo Zouaï ?

par Lolita Mang

Par Lolita Mang (extrait du Tsugi 154)

Connue pour ses influences plurielles et son attitude imprégnée d’une sensualité farouche, la Franco-Algérienne Lolo Zouaï nous offre un deuxième album entre pop, rap et r’n’b, à l’introspection plus prononcée. Et ce n’est pas pour nous déplaire. 

«Wanna get lucky? Keep singing my song / Need a little game, you better log on / Stuck in your head, you better play on / Lolo presents playgirl.com.» L’air est familier ? C’est normal, il est emprunté au titre «Pimpandho.com» du rappeur Too $hort (originaire, comme Lolo Zouaï, de la baie de San Francisco). Avec «pl4yg1rl », morceau liminaire de son deuxième album, ou encore le très réussi «Gummy Bear », Lolo Zouaï assume pleinement ses influences rap. Elle s’applique toutefois à se les approprier dans les règles de l’art, avec des productions qui transpirent la nostalgie des années 2000 – la fameuse période y2k, âge d’or des strass, de Paris Hilton et des joggings de la marque Juicy. À ce titre, les auditeurs nés dans les années 1990 souriront à l’écoute de «VHS» ou encore de «Tamagotchi (Intermission) », qui font l’effet de véritables madeleines de Proust des années MTV. Trois ans après son premier album High Highs To Low Lows, Lolo Zouaï a bien évolué. Il faut dire que la pandémie est passée par là, ainsi qu’une tournée avec la pop star Dua Lipa aux États-Unis. Comment ne pas en sortir grandie? Dans ce nouvel opus, exit la bad bitch au cœur de pierre. Lolo est allée chez le psy, comme le prouvent des morceaux plus introspectifs où les émotions de la chanteuse sont livrées à cœur ouvert, de «Room» (influencé par The Weeknd?) à «Give Me A Kiss ». Avec le producteur Stelios à ses côtés, la Franco-Algérienne a trouvé la formule qui lui convient, et on est toujours aussi accros.

 

 

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