Radio France cet été : plus de musique, plus de francophonie, plus de festivals

Pour soutenir les artistes, les arti­sans de la musique et glob­ale­ment la scène musi­cale française, Radio France mod­i­fie ses choix édi­to­ri­aux. Depuis avril, Radio France a décidé d’aug­menter le vol­ume glob­al de musique sur les antennes, en y priv­ilé­giant la scène française, mais aus­si en faisant vivre les fes­ti­vals annulés sur leurs antennes. 

Dans le con­texte actuel, l’in­dus­trie de la musique et ses dif­férents acteurs se doivent d’être sol­idaires afin de s’en sor­tir. Radio France a décidé, pour soutenir ces acteurs, de chang­er ses choix édi­to­ri­aux depuis avril. Cette évo­lu­tion, qui va dur­er jusqu’à la fin de l’été, s’ar­tic­ule en trois axes. D’abord, les dif­férentes radios musi­cales du groupe vont aug­menter entre 20 et 30% le vol­ume glob­al de musique sur les antennes. Cette action aura “un impact qui est très con­séquent sur les droits voisins, une con­séquence très nette qui se cal­culera en cen­taine de mil­liers d’eu­ros, qui iront aux inter­prètes et aux pro­duc­teurs”, nous explique Didi­er Var­rod, directeur musi­cal des antennes de Radio France.

Il s’ag­it d’un peu plus soutenir la musique française lorsqu’elle est la plus frag­ilisée.”

Puis, en sou­tenant plus inten­sé­ment la dif­fu­sion de pro­duc­tions français­es. “L’aug­men­ta­tion de 20 à 30% du vol­ume de la musique a un impact sur l’ensem­ble de la scène musi­cale française dans la répar­ti­tion. C’est 20% qui vont aller aux pro­duc­tions français­es plutôt qu’à la musique anglo-saxonne par exem­ple”, détaille l’an­cien présen­ta­teur de l’émis­sion Foule sen­ti­men­tale sur France Inter.  Cette mesure sert, selon lui, à rassem­bler autour de la pro­duc­tion française. Toute­fois, pas ques­tion de créer un mono­pole d’artistes français. “On ne ferme pas nos fron­tières et on sait aus­si que la musique qui vient d’ailleurs est égale­ment extrême­ment impor­tante pour les audi­teurs et la vital­ité cul­turelle. Il s’ag­it d’un peu plus soutenir la musique française lorsqu’elle est la plus frag­ilisée.”

Enfin, Radio France va faire vivre les fes­ti­vals annulés sur ses antennes. “L’idée est d’ac­com­pa­g­n­er l’ensem­ble des fes­ti­vals que l’on accom­pa­gne nor­male­ment sur une ou deux soirées, sur des plages édi­to­ri­ales beau­coup plus grandes”. Cette ini­tia­tive a débuté avec le fes­ti­val du Print­emps De Bourges au mois d’avril, où Radio France a con­sacré neuf heures de pro­gramme en tout. “Cette aven­ture du Print­emps De Bourges imag­i­naire a été le top départ de l’ac­tion de Radio France pour la scène française, ce qui nous a per­mis de met­tre en lumière la néces­sité pour Radio France d’ac­com­pa­g­n­er ce moment extrême­ment grave qui est l’équiv­a­lent d’une sai­son morte.” Ceci par la red­if­fu­sion de con­certs liés à la scène française mais aus­si des inter­ven­tions, des créa­tions ou lives con­finés.

Faire val­oir la vital­ité et la néces­site de faire vivre ces événe­ments qui font l’ac­tu­al­ité cul­turelle de l’été.”

À par­tir de la péri­ode post-Fête de la Musique, l’ac­tion du groupe va s’in­ten­si­fi­er : quinze jours dédiés aux Eurock­éennes ou une semaine dédiée au fes­ti­val Fnac Live seront dif­fusés sur les antennes. La mise à dis­po­si­tion d’e­spaces édi­to­ri­aux sur les antennes de Radio France va ain­si forte­ment aug­menter pour “faire val­oir la vital­ité et la néces­site de faire vivre ces événe­ments qui font l’ac­tu­al­ité cul­turelle de l’été”.

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