Rhodiacéta à Besançon, l'un des lieux du festival

Samedi à Besançon, un festival en ligne filmé au drone avec Arnaud Rebotini

Après le suc­cès de la pre­mière édi­tion début mai, le Besançon Rooftop Fes­ti­val revient pour une deux­ième édi­tion demain, same­di 29 août. Au pro­gramme : des DJ sets de six artistes dont Arnaud Rebo­ti­ni, six lieux inso­lites et de belles vues aériennes.

Né pen­dant le con­fine­ment, le Besançon Rooftop Fes­ti­val provient de l’ini­tia­tive « Besac Rooftop », des DJ sets en livestream depuis les hau­teurs bison­tines. Le pro­jet a gran­di pour devenir un fes­ti­val, met­tant à l’hon­neur artistes locaux et archi­tec­ture de la ville, avec un livestream filmé au drone. Pour sa deux­ième édi­tion, le fes­ti­val voit les choses en plus grand : tou­jours plus de lieux inédits, de recoins mécon­nus voire inac­ces­si­bles au pub­lic, et un invité de mar­que à la renom­mé nationale, Arnaud Rebo­ti­ni, qu’on ne présente plus. On retrou­vera aus­si aux platines les DJs Tetra Hydro K, Ghet­to 25, Mula, Thomas Incar­dona et Sorg & Napoleon Mad­dox.

Pour l’oc­ca­sion, les cinq heures de livestream élec­tro aux images spec­tac­u­laires seront dif­fusées sur la page Face­book de Tsu­gi, à par­tir de 16h. Ren­con­tre avec les organ­isa­teurs du fes­ti­val, les DJs Sorg et Mula.

Besançon Rooftop festival

©Apol­lo 77

Com­ment avez-vous eu l’idée de ce fes­ti­val ? Que vouliez-vous défendre avec ?

Ça fai­sait un moment que, en tant qu’artistes, ça nous trot­tait dans la tête de faire des vidéos dans des endroits inso­lites avec vues de drones. Moi (Sorg) j’ai sor­ti un clip à la Citadelle de Besançon en décem­bre 2019, et mon asso­cié Syl­vain (Mula) fai­sait des DJ sets en live depuis sa ter­rasse pen­dant le con­fine­ment. Le con­fine­ment a fait qu’on s’est un peu tous mis à faire des DJ sets depuis chez nous, et puis un jour Syl­vain m’a appelé avec cette idée de créer quelque chose qui réu­nit dif­férents artistes à dif­férents endroits de la ville, tout ça pen­dant le con­fine­ment avec les restric­tions que vous con­nais­sez. Et puis voilà, en trois semaines nous avons mon­té et présen­té l’édi­tion #1 du Besançon Rooftop Fes­ti­val le 09 mai. L’idée était à la fois de mon­tr­er qu’on était encore act­ifs en tant qu’artistes, de mon­ter un pro­jet alors que tout le reste était à l’ar­rêt, mais aus­si et surtout de met­tre en avant notre ville Besançon, qui a un riche pat­ri­moine historique.

L’idée était à la fois de mon­tr­er qu’on était encore act­ifs en tant qu’artistes, de mon­ter un pro­jet alors que tout le reste était à l’ar­rêt, mais aus­si et surtout de met­tre en avant notre ville Besançon, qui a un riche pat­ri­moine historique.”

Avec ce fes­ti­val, on peut par­ler d’une adap­ta­tion à la sit­u­a­tion très réussie. Com­ment est-ce qu’on trans­forme un fes­ti­val vivant en fes­ti­val totale­ment numérique ? Quelles sont les difficultés ?

Oui, c’est claire­ment une adap­ta­tion à la sit­u­a­tion. Et c’est ce qui a crée l’en­t­hou­si­asme autour de cet évène­ment chez nous. Encore une fois, Syl­vain et moi sommes artistes musi­ciens à la base, pas organ­isa­teurs d’évène­ments, donc nous n’avons pas vrai­ment eu besoin de réfléchir à com­ment pass­er du vivant au numérique. C’é­tait de l’in­stan­ta­né, de l’im­pro­vi­sa­tion, juste une volon­té de pro­pos­er un con­tenu artis­tique de qual­ité à un moment ou il n’y avait plus rien. Donc la pro­mo­tion a été plutôt sim­ple en local, tout a vite pris une ampleur quand les médias locaux se sont mis à en par­ler, les col­lec­tiv­ités à nous suiv­re, etc. Ensuite pour ce qui est de la tech­nique, ce n’est évidem­ment pas un exer­ci­ce facile, notam­ment pour la dif­fu­sion en live-stream sur des plate­formes telles que Face­book. Mais on s’est entourés d’une dizaine de per­son­nes (vidéastes, opéra­teurs drones, dif­fuseurs web, mon­teurs, etc.) qui con­nais­sent très bien leurs métiers, et on apprend aus­si sur le ter­rain en direct. À vrai dire, avec Syl­vain, nous avons ramené ce qu’on sait faire, puis on a passé des coups de fils, des mails, pour se ren­seign­er et se faire aider.

 

Besançon Rooftop festival

Sorg / ©Apol­lo 77

Com­ment avez-vous fait votre pro­gram­ma­tion ? Qui sont ces artistes pour vous ?

Pour cette deux­ième édi­tion, on tenait à garder une pro­gram­ma­tion essen­tielle­ment locale. C’est pour cela que sur les six artistes, cinq sont orig­i­naires de Besançon, et le 6ème c’est Arnaud Rebo­ti­ni. Mais ce sont des pro­jets qui sor­tent de la région, qui tour­nent depuis un moment pour la plu­part, on voulait aus­si en faire prof­iter aux pro­fes­sion­nels, qui sont dans le besoin de tra­vailler comme nous. Par exem­ple, Tetra Hydro K est désor­mais un gros nom du dub français, moi (Sorg) je tourne aus­si beau­coup avec Napoleon Mad­dox, Mula est un DJ recon­nu qui joue dans beau­coup de fes­ti­vals. Au final, on est tous des potes au départ. On se fréquente et se côtoie ici à Besançon, on a partagé des dates et des fes­ti­vals ensem­ble… C’est quand même une his­toire de copains à la base!

Quand tu vois ta ville depuis des hau­teurs ou des plans de vues de drones inédits, tu as tou­jours envie de chercher à recon­naitre les lieux, voir ce que tu ne vois pas habituellement.”

C’est aus­si l’oc­ca­sion de met­tre en avant l’écrin du fes­ti­val, la ville de Besançon et le pat­ri­moine français. C’é­tait impor­tant pour vous de faire décou­vrir la ville à tra­vers ce projet ?

Très ! C’est même la base du pro­jet ! On tourne beau­coup, on bouge beau­coup, mais on aime tous ren­tr­er chez nous à Besançon, dans une ville à taille humaine, chargée d’his­toire. Le cen­tre ville his­torique pos­sède un pat­ri­moine archi­tec­tur­al incroy­able, et on veut en prof­iter. Il y a là un ter­rain de jeu immense, et on prend un malin plaisir à s’imag­in­er jouer depuis tel ou tel lieu. Et puis l’idée de met­tre en avant notre ville, ça par­le à tout le monde, car quand tu vois ta ville depuis des hau­teurs ou des plans de vues de drones inédits, tu as tou­jours envie de chercher à recon­naitre les lieux, voir ce que tu ne vois pas habituelle­ment. C’est aus­si une ville qui bouge énor­mé­ment au niveau cul­turel, qui pos­sède un vivi­er musi­cal et un tis­su asso­ci­atif riche et diver­si­fié. Par exem­ple, le cen­tre ville est truf­fé de vieilles caves qui ser­vaient autre­fois à l’ac­tiv­ité vini­cole, et aujour­d’hui ce sont des bars, des locaux de répéti­tion, et même des stu­dios d’en­reg­istrement ! Tous les styles ici sont représen­tés et défendus par un bon nom­bre d’as­so­ci­a­tions et c’est un hon­neur pour nous de met­tre en avant ce terroir !

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