Selon une étude, écouter de la musique altèrerait la créativité au travail

Comme tou­jours, voilà une étude à pren­dre avec des pincettes puisque d’autres affir­ment le con­traire. Elle est le fruit des recherch­es con­jointes de plusieurs psy­cho­logues, issus des uni­ver­sités anglais­es du Lan­cashire cen­tral, de Lan­cast­er, et de l’u­ni­ver­sité de Gäyle en Suisse. Selon les résul­tats obtenus, la musique jouée en “fond sonore” per­turberait la per­for­mance créa­tive des sujets lors de la réso­lu­tion de prob­lèmes de com­préhen­sion ver­bale. Des indi­vidus ont en effet été soumis à plusieurs tests faisant inter­venir capac­ité de logique et imag­i­na­tion. Par exem­ple, l’un des exer­ci­ces con­sis­tait à déduire le mot “soleil” à par­tir de la liste “robe, cad­ran et fleur” — dress, dial et flower en anglais -, afin de for­mer les mots sun­dress, sun­di­al et sun­flower. À en croire les chercheurs, les par­tic­i­pants ont été plus à même de répon­dre cor­recte­ment dans des envi­ron­nements calmes que dans des envi­ron­nements sonores. Leur appré­ci­a­tion de la musique ou l’ab­sence de paroles dans les morceaux joués n’y ont vis­i­ble­ment rien changé.

L’ex­pli­ca­tion avancée par les sci­en­tifiques ? La musique altèr­erait la mémoire de tra­vail ver­bale. Au quo­ti­di­en, nous l’u­til­isons pour retenir un nom­bre lim­ité d’in­for­ma­tions pen­dant un laps de temps de quelques sec­on­des. Au restau­rant, un serveur fera par exem­ple appel à ce type de mémoire pour se sou­venir des plats com­mandés par des clients, le temps de trans­met­tre la com­mande en cui­sine. Le fonc­tion­nement de cette mémoire et son appli­ca­tion con­crète sont expliqués plus en détails dans un doc­u­ment réal­isé par trois neu­ropsy­cho­logues. À not­er que par soucis de pro­fes­sion­nal­isme, aucune musique n’a été écoutée lors de la rédac­tion de cet arti­cle.

(Vis­ité 996 fois)