Simo Cell aux platines, Skee Mask qui mange pendant ces 8h de set non-stop / ©Damien Szott

Simo Cell raconte son monstrueux DJ set de 8h en B2B avec Skee Mask

D’un côté il y a Skee Mask, mys­térieux pro­duc­teur alle­mand qui sig­nait l’un des meilleurs albums élec­tron­iques de la dernière décen­nie (Com­pro, 2018) ; de l’autre, Simo Cell, ambas­sadeur français d’une club music hybride tournée vers le futur. On peut tous les deux les con­sid­ér­er au mieux comme des prodi­ges de la musique élec­tron­ique, au moins cer­tains de ses plus intéres­sants orfèvres actuels.

Main­tenant, imaginez-les ensem­ble, der­rière le même DJ booth, pen­dant huit heures d’af­filée, dans un feu d’ar­ti­fice de gen­res comme du foot­work, hard­core, tech­no, house, bass, UK funky, grime, jun­gle ou rap. Ça s’est passé en avril 2020 au Tram­poli­no de Nantes, où Simo Cell invite des artistes dont il est proche à partager sa rési­dence en B2B.

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De ce set, il en a extrait 90 min­utes isolées sur les deux faces d’une cas­sette, déjà sold-out depuis sa mise en vente sur son jeune label Temet en novem­bre dernier. Mais bonne nou­velle : devant la demande, le Français retourne en press­er d’autres, dont les pré­com­man­des sont disponibles dès main­tenant sur Band­camp. À cette occa­sion, on lui a demandé com­ment c’é­tait de jouer pen­dant huit heures avec Skee Mask.

Sa con­nais­sance en foot­work, hip-hop ou grime est ency­clopédique. Il n’est pas évi­dent à suiv­re sur ces terrains-là !”

Avec Skee Mask, ça fai­sait longtemps qu’on essayait de jouer ensem­ble car on se con­naît depuis un moment. On s’échangeait des démos dès 2010 en fait, à l’époque où il s’ap­pelait SCNTST. Avec ma rési­dence, l’oc­ca­sion était par­faite pour l’in­viter. On partage une vision assez sim­i­laire du DJing, avec une affec­tion par­ti­c­ulière pour les tran­si­tions rapi­des, dynamiques, et la volon­té de faire des sets var­iés et hétérogènes en mélangeant dif­férents styles ; foot­work, hard­core, tech­no, house, bass, UK funky, grime, jun­gle, rap… C’é­tait un set très fun où l’on jouait deux morceaux cha­cun notre tour pen­dant toute la soirée.

Skee Mask est un mor­du de son, un rat de stu­dio qui passe son temps à diguer sur Band­camp ou Discogs lorsqu’il n’est pas en train de pro­duire. Sa sélec­tion est impres­sion­nante, sa con­nais­sance en foot­work, hip-hop ou grime est ency­clopédique, c’est ce qui m’a le plus bluffé chez lui. Il n’est pas évi­dent à suiv­re sur ces terrains-là !

Sur la pho­to (en Une), on voit Skee Mask qui mange sa piz­za pen­dant le set. Vu que la soirée a lieu de 18h à 2h du matin, on n’a pas trop le temps de se pos­er pour manger !

Sur cette mix­tape, j’ai choisi deux extraits de 45 min­utes (for­mat de la cas­sette oblige) qui représen­tent le mieux ce marathon de huit heures avec Skee Mask.”

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