© capture d'écran clips Sebastien Tellier - Mademoiselle, Colors FKA twigs, Sorry - Let The Lights On

Sorry, FKA Twigs, black midi, Sébastien Tellier, PPJ… les clips de la semaine

Qui dit ven­dre­di, dit clips. Et aujour­d’hui on met le cap sur le Royaume-Uni avec la déc­la­ra­tion d’amour de Sor­ry, le com­bat de boxe urgent de black midi, et le col­ors majestueux de FKA twigs. On revient un peu en France et dans le passé pour danser sur le titre euro­dance de PPJ, rid­er des requins avec Sebastien Tel­li­er. Et puis on s’en­v­ole vers le soleil cal­i­fornien avec Steve Lacy. 

Sorry — Let The lights On

En 2020, Sor­ry sig­nait la BO man­quée de Skins avec la sor­tie de 925. Un son tor­turé de jeunes adultes tour­men­tés. On se sou­vient de l’hymne Starstuck, dans lequel Asha Lorenz, râlait des “Urgh”. Cette année le groupe orig­i­naire de Lon­dres a annon­cé la sor­tie d’un nou­v­el album Any­where But Here en octo­bre prochain. Logique donc qu’un pre­mier sin­gle et un clip soient enfin dévoilés par Sor­ry. “Let The Lights On”, une chan­son un brin naïve où l’amour prend la forme de phare dans l’ob­scu­rité. Un amour ado­les­cent, qui nous pro­cure les mêmes sen­sa­tions que sur un tram­po­line. Un tram­po­line sur lequel saut­ent Asha Lorenz, Louis O’Bryen : on vous laisse prof­iter de ce moment candide.

Un an seule­ment après leur sec­ond album, Cav­al­cade, le trio bri­tan­nique black midi revient avec un album son­nant comme une comédie musi­cale des enfers, Hell­fireEt qu’est-ce qu’on rêverait de voir cet album adap­té sur scène, ou sur petit ou grand écran. Mais déjà la ryth­mique endi­a­blée de “Sugar/Tzu” a droit à un clip bien étrange — on a l’habi­tude avec black midi. Déjà le clip s’ou­vre sur un singe faisant office de présentateur/ com­men­ta­teur de match de boxe. Et puis sur le gron­de­ment de la bat­terie rapi­de, les coups des boxeurs à la mus­cu­la­ture de glad­i­a­teurs pleu­vent. Mais cela, c’est avant qu’une petite fille énig­ma­tique assas­sine l’un des com­bat­tants. Le tout est filmé dans une lumière dorée, don­nant l’im­pres­sion d’être dans un rêve un peu trop trippant.

FKA twigs — Killers

Enfin ! FKA twigs a droit à sa per­for­mance sur la chaîne youtube COLORS. L’artiste bri­tan­nique inter­prète son pre­mier sin­gle depuis l’al­bum CAPRISONGS sor­ti en début d’an­née, “Killer”. Sur un fond bleu cyan, vêtue d’une com­bi­nai­son rap­pelant la diva du Cinquième Élé­ment, elle chante de la voix fluette qu’on lui con­nait : “It’s dan­ger­ous to be a woman in love”. Un moment sus­pendu entre le présent et le futur. Élé­gant. On se laisse entraîn­er par la voix de twigs et la mélodie r&b pop futur­iste de “Killer”.

PPJ — Dar Um

Paula, Povoa et Jerge — PPJ — aiment remon­ter le temps et nous ramen­er début 2000 où les clips 3D sont pix­el­lisés. Déli­cieuse­ment kitsch. Avec le clip de “Dar Um”, le trio donne vie à ses avatars à chemin entre les mas­cottes de Midi les Zouzous et Minecraft. Le délire ne s’ar­rête pas là, puis que “Dar Um” est un un titre euro­dance assumé, chan­té en por­tu­gais. Ce qui ne manque pas de nous rap­pel­er les meilleurs hits européens de ce début de siècle.

Sebastien tellier — Mademoiselle feat. Charlotte Casiraghi

On reste dans le kitsch avec le sin­gle Made­moi­selle de Sébastien Tel­li­er. Mais un kitsch plutôt venu des années 1980. Le musi­cien s’a­muse des gen­res, chan­son française, arrange­ments sym­phoniques, moment par­lé à la Fade to Grey de Vis­age, voix auto­tunée de Tel­li­er, rap­pelant des pro­duc­tions du rap actuel. Le tout illus­tré par un clip home-made, où Sebasti­er Tel­li­er et Char­lotte Casir­aghi chevauchant des requins volants.

Trois ans après Apol­lo XXI, Steve Lacy revient avec l’al­bum Gem­i­ni Rights - reste encore à con­firmer si les Gémeaux peu­vent vrai­ment avoir des droits… Qu’im­porte, le pro­duc­teur améri­cain nous offre un album soul, pop, bossa nova, groovy à souhait. Et “Sun­shine” en fea­tur­ing avec Fousheé en est un exem­ple. Une mélodie qui pour­rait faire office d’in­stru à un morceau de hip-hop funky, que la voix de Fousheé ramène à l’ère des divas r&b. Pour le clip, Steve Lacy est sobre­ment entouré de ses musicien·nes et joue à l’ar­rière d’un hangar. Enfin ça, c’est avant de décoller dans le ciel, accroché à une grue pour son solo final avec Fousheé.

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