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© capture d'écran clips Sebastien Tellier - Mademoiselle, Colors FKA twigs, Sorry - Let The Lights On
15 juillet 2022

Sorry, FKA Twigs, black midi, Sébastien Tellier, PPJ… les clips de la semaine

par Juliette Soudarin

Qui dit vendredi, dit clips. Et aujourd’hui on met le cap sur le Royaume-Uni avec la déclaration d’amour de Sorry, le combat de boxe urgent de black midi, et le colors majestueux de FKA twigs. On revient un peu en France et dans le passé pour danser sur le titre eurodance de PPJ, rider des requins avec Sebastien Tellier. Et puis on s’envole vers le soleil californien avec Steve Lacy. 

Sorry – Let The lights On

En 2020, Sorry signait la BO manquée de Skins avec la sortie de 925. Un son torturé de jeunes adultes tourmentés. On se souvient de l’hymne Starstuck, dans lequel Asha Lorenz, râlait des « Urgh ». Cette année le groupe originaire de Londres a annoncé la sortie d’un nouvel album Anywhere But Here en octobre prochain. Logique donc qu’un premier single et un clip soient enfin dévoilés par Sorry. « Let The Lights On », une chanson un brin naïve où l’amour prend la forme de phare dans l’obscurité. Un amour adolescent, qui nous procure les mêmes sensations que sur un trampoline. Un trampoline sur lequel sautent Asha Lorenz, Louis O’Bryen : on vous laisse profiter de ce moment candide.

Un an seulement après leur second album, Cavalcade, le trio britannique black midi revient avec un album sonnant comme une comédie musicale des enfers, HellfireEt qu’est-ce qu’on rêverait de voir cet album adapté sur scène, ou sur petit ou grand écran. Mais déjà la rythmique endiablée de « Sugar/Tzu » a droit à un clip bien étrange – on a l’habitude avec black midi. Déjà le clip s’ouvre sur un singe faisant office de présentateur/ commentateur de match de boxe. Et puis sur le grondement de la batterie rapide, les coups des boxeurs à la musculature de gladiateurs pleuvent. Mais cela, c’est avant qu’une petite fille énigmatique assassine l’un des combattants. Le tout est filmé dans une lumière dorée, donnant l’impression d’être dans un rêve un peu trop trippant.

FKA twigs – Killers

Enfin ! FKA twigs a droit à sa performance sur la chaîne youtube COLORS. L’artiste britannique interprète son premier single depuis l’album CAPRISONGS sorti en début d’année, « Killer ». Sur un fond bleu cyan, vêtue d’une combinaison rappelant la diva du Cinquième Élément, elle chante de la voix fluette qu’on lui connait : « It’s dangerous to be a woman in love ». Un moment suspendu entre le présent et le futur. Élégant. On se laisse entraîner par la voix de twigs et la mélodie r&b pop futuriste de « Killer« .

PPJ – Dar Um

Paula, Povoa et Jerge – PPJ – aiment remonter le temps et nous ramener début 2000 où les clips 3D sont pixellisés. Délicieusement kitsch. Avec le clip de « Dar Um », le trio donne vie à ses avatars à chemin entre les mascottes de Midi les Zouzous et Minecraft. Le délire ne s’arrête pas là, puis que « Dar Um » est un un titre eurodance assumé, chanté en portugais. Ce qui ne manque pas de nous rappeler les meilleurs hits européens de ce début de siècle.

Sebastien tellier – Mademoiselle feat. Charlotte Casiraghi

On reste dans le kitsch avec le single Mademoiselle de Sébastien Tellier. Mais un kitsch plutôt venu des années 1980. Le musicien s’amuse des genres, chanson française, arrangements symphoniques, moment parlé à la Fade to Grey de Visage, voix autotunée de Tellier, rappelant des productions du rap actuel. Le tout illustré par un clip home-made, où Sebastier Tellier et Charlotte Casiraghi chevauchant des requins volants.

Trois ans après Apollo XXI, Steve Lacy revient avec l’album Gemini Rights reste encore à confirmer si les Gémeaux peuvent vraiment avoir des droits… Qu’importe, le producteur américain nous offre un album soul, pop, bossa nova, groovy à souhait. Et « Sunshine » en featuring avec Fousheé en est un exemple. Une mélodie qui pourrait faire office d’instru à un morceau de hip-hop funky, que la voix de Fousheé ramène à l’ère des divas r&b. Pour le clip, Steve Lacy est sobrement entouré de ses musicien·nes et joue à l’arrière d’un hangar. Enfin ça, c’est avant de décoller dans le ciel, accroché à une grue pour son solo final avec Fousheé.

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