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SXM Festival : 5 jours de musique pour rebâtir Saint‐Martin

La résilience par la musique. C’est l’objectif que se donne cette année le SXM fes­ti­val. Début sep­tem­bre 2017, la petite île de Saint‐Martin, dans les Caraïbes, se voy­ait dévastée par l’ouragan Irma. Des pertes humaines et matérielles lour­des étaient à déplor­er : au soir de l’ouragan, plus de la moitié des habi­tants se retrou­vent sans toit et onze morts seront compt­abil­isés. Mais petit à petit, ce rocher con­nu pour ses palmiers et plages de sable fin se recon­stru­it.

Face à de tels dégâts, le fes­ti­val est obligé de renon­cer à tenir son édi­tion 2018. Mais pas ques­tion de baiss­er les bras. Dès l’annonce de l’annulation, l’organisation annonce son inten­tion de revenir en 2019. “Si c’était un endroit incer­tain, on n’y reviendrait pas. On a annulé 2018 par manque de vols, mais Saint‐Martin n’était pas dan­gereux au moment où le fes­ti­val devait être tenu”, ras­sure Julian Prince, qui dirige l’événement. Au moment de notre entre­tien, le Mon­tréalais est sur place depuis une semaine. Et il se veut ras­sur­ant sur l’état actuel de l’île : “Beau­coup d’endroits ont rou­vert depuis l’ouragan. Des hôtels, des restau­rants … On n’est pas tout à fait revenu au nom­bre de cham­bres d’hôtel d’avant Irma, mais il y aura large­ment de quoi faire le fes­ti­val”. Pas d’inquiétude à avoir donc : le SXM fes­ti­val 2019 aura bien lieu. Du 13 au 17 mars, des DJs de renoms comme Ricar­do Vil­lalo­bos ou Jen­nifer Car­di­ni vien­dront fêter ce retour (auquel vous pou­vez assis­ter à un tarif préféren­tiel en ren­trant le code pro­mo “tsug­isxm” sur la bil­let­terie du fes­ti­val).

Une île unie

Mal­gré sa très petite super­fi­cie de moins de 100km², la Friend­ly Island est divisée. Entre une par­tie néer­landaise et une par­tie française, déjà. Mais aus­si entre une pop­u­la­tion aisée et une pop­u­la­tion sig­ni­fica­tive­ment plus dému­nie. “Saint‐Martin, ça a tou­jours été un mélange de deux choses. Des vil­las incroy­ables, des restos chics avec des grands chefs, mais aus­si une pop­u­la­tion locale extrême­ment ouverte”. Une “polar­ité” que Julian Prince perçoit d’abord et avant tout comme une force : “Ici, on peut loger dans un petit stu­dio pas cher, manger pour cinq euros ou boire une bière sur la plage à un euro, mais aus­si aller dans du luxe. Toutes les clien­tèles ont leur place”.

Face au drame de l’ouragan, ces iné­gal­ités ont à la fois été mise en exer­gue et de côté. Avant Irma, seuls 40% des pro­prié­taires sur l’île étaient assurés, lais­sant des pans entiers de la pop­u­la­tion pris au dépourvu face aux dom­mages subis. Mais, mal­gré tout, “un désas­tre comme ça amène plein de belles choses”, selon l’organisateur. “Il y a beau­coup de posi­tif qui en est sor­ti : ça a unifié la pop­u­la­tion de vivre quelque chose d’aussi puis­sant. Ce que j’entends le plus, peu importe à qui je par­le, c’est que tout le monde est juste heureux d’être en vie”.

Le festival, vecteur d’aide sociale ?

En 18 mois, Saint‐Martin a com­mencé à se recon­stituer, petit à petit, grâce à un début de retour des touristes : “sur la péri­ode de Noël et au mois de jan­vi­er, on en a vu beau­coup”. L’enjeu est plus que cru­cial pour l’île. Comme le rap­porte le mag­a­zine Cap­i­tal, les vis­i­teurs génèrent 95% de l’activité économique de l’île. Et à ce titre, la place que peut jouer le SXM fes­ti­val n’est pas nég­lige­able. “Sans en être l’épicentre, on fait par­tie de ce mou­ve­ment posi­tif”.

Mais ce proces­sus n’est pour l’instant pas ter­miné, et les mis­sions d’aides con­tin­u­ent. Dans ce cadre, un autre événe­ment aura lieu sur l’île le week‐end du 15 et 16 mars.  “Cette année, le Doet (un organ­isme rassem­blant plusieurs actions asso­cia­tives sur un même week­end, ndlr) se passe le même week‐end que le fes­ti­val. Pleins de gens de l’ile peu­vent se pro­pos­er comme volon­taires, et des asso­ci­a­tions leurs pro­posent des actions. Il y a peu près 2000 par­tic­i­pants pour 150 mis­sions”. Une oeu­vre de bien­fai­sance à laque­lle les fes­ti­va­liers seront invités à se join­dre : “J’ai ren­con­tré les organ­isatri­ces et on va pro­mou­voir cet événe­ment pour que nos fes­ti­va­liers puis­sent par­ticiper pen­dant quelques heures à un pro­jet. Pein­dre une école, aider quelqu’un chez lui, aller à l’orphelinat… On va com­mu­ni­quer pour que cha­cun puis­sent être encadré et faire un peu de bénévolat. Ca vient enrichir l’expérience puisqu’on ne vient pas sim­ple­ment faire la fête”.

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Autres acteurs essen­tiels, les artistes pour­ront eux aus­si aider. Une demande que cer­tains d’entre eux ont d’ailleurs déjà exprimée : “Plusieurs nous ont approché pour voir si ils ne pou­vaient pas faire quelque chose dans ce sens‐là. Par exem­ple, Blond:ish voulait savoir si elle pou­vait aller dans une école pour par­ler de développe­ment durable et de moti­va­tion. Et c’est ne pas la seule à vouloir par­ticiper”.

Sur place, la sol­i­dar­ité est déjà vis­i­ble, explique Julian Prince. Mais l’aide sup­plé­men­taire demeure la bien­v­enue : “Telle­ment de gens sur l’île veu­lent faire une dif­férence. Il y a un vrai besoin de rassem­bler les com­mu­nautés, déjà locales, et l’entre-aide est née en interne ici. Mais la pos­si­bil­ité d’avoir des gens de l’extérieur, c’est un plus”.

Et en ce sens, la respon­s­abil­ité du SXM fes­ti­val lui appa­raît presque comme étant naturelle : “Sur une petite île comme ça, tout est relié. Chaque année, on a essayé de soutenir une cause. La pre­mière année, on avait don­né des tables de ping‐pong à des écoles, la deux­ième on a restau­ré des ter­rains de bas­ket­ball. Si on aime un endroit, on ne peut pas juste aimer les plages. Il faut for­cé­ment aimer la cul­ture, les gens, et on veut partager cette pas­sion avec le monde”.

Un événement attendu

A en croire l’organisateur du SXM Fes­ti­val, les nuages au‐dessus de Saint‐Martin com­men­cent donc bien à se dis­siper. “Il va y avoir une grande relance économique de l’île, avec des fonds européens qui vont arriv­er. Dès l’année prochaine, on aura les mêmes infra­struc­tures qu’avant Irma, mais recon­stru­ites en neuf. Et l’année d’après on sera même à 120% des infra­struc­tures d’avant”.

On annonce au monde entier que Saint‐Martin est plus belle, plus prête à recevoir que jamais. Tout le monde est souri­ant sur l’île, peu importe la sphère, l’âge : on a hâte que ce soit la semaine du fes­ti­val. Et les fes­ti­va­liers sont adorés. Toute l’activité économique créée per­met aus­si de soutenir les locaux”.

Ce n’est pas la pre­mière fois que ce petit bout de terre doit faire face à des obsta­cles naturels. En 1999, déjà, l’Ouragan Lenny avait dure­ment frap­pé l’île. Mais elle avait néan­moins réus­si à rede­venir une des­ti­na­tion attrac­tive, et pour Julian Prince, l’histoire se répétera for­cé­ment : “l’île se relève tou­jours, et revient tou­jours plus forte”.

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