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23 septembre 2022

Technopol à la Paris Electronic Week : où en sont les musiques électroniques ?

par Adèle Chaumette

Pour ouvrir sa dixième saison, la Paris Electronic Week a tout de suite planté le décor en dédiant une conférence d’1h30 à la présentation de l’étude Technopol sur les musiques électroniques. Avec Olivier Pellerin en modérateur, six professionnels du secteur ont pu s’exprimer à ce sujet : Dominique Muller (Ministère de la Culture), Arnaud Derrien (Le Cargö), Aurélien Deloup (Cabaret Aléatoire), Ziggy Hugot (Oddity Factory), Cindie Le Disez (Technopol, Act Right) et Tommy Vaudecrane (Technopol)

Autant de jeunes que d’anciens se sont pressés pour assister à cette tentative bilan géneral de l’état actuel de la musique électronique en France. Menée pendant la période du covid, l’étude sociale de Technopol, l’association des musiques électroniques, a permis de poser des chiffres concrets sur un secteur musical encore trop peu considéré par les institutions. Et dont les métiers ont la précarité facile. Comme l’explique Tommy Vaudecrane, président de Technopol, il s’agit ici d’une « culture jeune faites par des acteurs jeunes », avec une moyenne d’âge de 38 ans pour les hommes, contre 33 ans pour les femmes.

A été également abordée la question de la place des femmes dans ce secteur, avec notamment l’intervention de Cindie Le Disez, co-fondatrice de l’asso Act Right. Les chiffres qui ressortent de l’étude ne sont, en ce sens, pas reluisants : deux femmes sur trois ont déja vécu un comportement sexiste dans le milieu, et seulement 4% ont porté plainte. De plus, la musique électronique reste malgré tout très inégale avec 3/4 d’artistes masculins. Arnaud Derrien, Aurélien Deloup et Ziggy Hugot se sont aussi rejoints sur l’absence encore flagrante de parité au sein des métiers de la technique.

Pour conclure, Tommy Vaudecrane admet que la musique électronique nécessite des besoins différents des autres secteurs et surtout, plus adaptés. C’est une musique qui a besoin d’être jouée fort, une musique que les gens vont écouter quand d’autres partent dormir, c’est une musique majoritairement jeune. Malgré la lente renaissance post-covid et les très douces évolutions vers une égalité plus juste, le secteur de la musique électronique continue de faire entendre sa voix afin d’obtenir plus de considération, d’aides, de la part du système culturel français et de ses institutions.

 

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