© Léa Salomon

Avec “The Craving Tape”, Léonie Pernet livre un maxi symphonique

Il y a quelques mois, Léonie Per­net appa­rais­sait sur la com­pi­la­tion BBX #1 — créée par le col­lec­tif Barbi(e)turix dont elle fait par­tie — avec un morceau tech­no, “San Gokkun”. Aujour­d’hui, elle revient avec un nou­v­el EP qui fait écho à son dernier album en date : CraveThe Crav­ing Tape (Cry baby / InFiné) com­porte cinq titres dont trois inédits, entre élec­tron­ique et clas­sique. “Dans un monde où il est dif­fi­cile de s’en­ten­dre penser et ressen­tir, où les réseaux soci­aux et les chaines d’in­fo en con­tinu hurlent chaque jour plus fort que la veille, j’ai eu besoin d’ap­puy­er sur pause et d’aller chercher mon orchestre intérieur”, explique-t-elle.

Son orchestre intérieur, com­mme elle aime l’ap­pel­er, il est com­posé de cordes, de claviers, de per­cus­sions, et de sa jolie voix. Le maxi de notre super rési­dente de la Tsu­gi Radio com­mence avec “Les pères pleurent en écho”. Léonie Per­net ouvre le bal de son tim­bre légère­ment mod­ulé, qu’elle mêle aux nappes syn­thé­tiques planantes. “But­ter­fly” était déjà sor­tie le 20 sep­tem­bre 2018, mais cette fois Léonie lui offre une chorale ver­sion — soit dit en pas­sant très réussie. Quant à “Ce qu’il reste de nous”, c’est un track beau­coup plus intro­spec­tif et élec­tron­ique, tou­jours avec ces influ­ences clas­siques. On perçoit une notion de tem­po­ral­ité avec des bass­es qui réson­nent à la manière du “tic toc” d’un pen­d­ule, et des per­cus­sions graves, presque angois­santes. Entre sym­phonie et réflex­ion sur l’u­nivers dans lequel on vit, The Crav­ing Tape est envoû­tant.

Voici le maxi (à écouter sans mod­éra­tion).

Et la super com­pil’ BBX #1 de Barbi(e)turix.

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