©Compte Instagram de "music clichés for music lovers "

👀 Tous les clichés des gens que vous rencontrez en concert, sur un compte Instagram

Sur son compte Insta­gram Music clichés for music lovers, Valen­tine, jeune parisi­enne de 25 ans, s’a­muse à détourn­er et car­i­ca­tur­er les clichés ambu­lants croisés lors des con­certs et soirées parisien.nes, pour un résul­tat à la fois drôle et cri­tique sur cet univers.

“Plus je mon­trais mes dessins, plus les gens se recon­nais­saient, recon­nais­saient leurs potes et voulaient mĂŞme en ĂŞtre.”

On a tous en tĂŞte cette per­son­ne croisĂ©e lors d’un con­cert et qui rassem­ble Ă  elle seule tous les clichĂ©s que l’on peut avoir sur ce type d’évĂ©ne­ment. Au tra­vers de dessins qu’elle poste sur son compte Insta­gram, Valen­tine s’est emparĂ©e du sujet. Au dĂ©but, la dĂ©marche est per­son­nelle. Mais Ă  force de faire rire ses amis dans les soirĂ©es, elle dĂ©cide de se lancer et d’en faire un compte Insta­gram. “Plus je mon­trais mes dessins, plus les gens se recon­nais­saient, recon­nais­saient leurs potes et voulaient mĂŞme en ĂŞtre”, nous explique-t-elle. Par­mi ceux qu’elle a dess­inĂ©, on retien­dra “ce mec ramenĂ© par ses potes Ă  un con­cert de punk ; le seul en Celio au milieu d’un foule en cuir vin­tage” ou encore “le truck­er chic ; sapĂ© comme un routi­er du Mon­tana mais en rĂ©al­itĂ© DA Ă  Paname depuis 20 ans”.

Pour faire ses car­i­ca­tures, Valen­tine cap­ture sur le vif, en deux ou trois coups de crayons, “pour que les dessins et les blagues soient les plus spon­tanés pos­si­ble”, complète-t-elle.

Même si l’objectif est avant tout humoris­tique, on ne peut s’empêcher de penser que les dessins de Valen­tine se moquent avec finesse et “beau­coup d’amour” de ce micro­cosme qu’est la cul­ture rock under­ground parisi­enne mais soulig­nent aus­si l’importance de l’ap­par­te­nance à une com­mu­nauté qui a ses pro­pres codes, son pro­pre style qui évolue ou pas. Et si son compte Insta­gram mon­tre plus de car­i­ca­tures mas­cu­lines que féminines, ce n’est pas dû au hasard : “Les filles sont sou­vent lim­itées à des rôles de groupies ou de meufs de musi­ciens, je voulais me moquer de ce côté “boys club”, et mon­tr­er que sou­vent les mecs sont plus car­i­cat­u­raux que les meufs”, explique la dessinatrice.

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