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©Compte Instagram de "music clichés for music lovers "
18 octobre 2021

👀 Tous les clichĂ©s des gens que vous rencontrez en concert, sur un compte Instagram

par Emmanuel Haddek

Sur son compte Instagram Music clichĂ©s for music lovers, Valentine, jeune parisienne de 25 ans, s’amuse Ă  dĂ©tourner et caricaturer les clichĂ©s ambulants croisĂ©s lors des concerts et soirĂ©es parisien.nes, pour un rĂ©sultat Ă  la fois drĂŽle et critique sur cet univers.

« Plus je montrais mes dessins, plus les gens se reconnaissaient, reconnaissaient leurs potes et voulaient mĂȘme en ĂȘtre. »

On a tous en tĂȘte cette personne croisĂ©e lors d’un concert et qui rassemble Ă  elle seule tous les clichĂ©s que l’on peut avoir sur ce type d’Ă©vĂ©nement. Au travers de dessins qu’elle poste sur son compte Instagram, Valentine s’est emparĂ©e du sujet. Au dĂ©but, la dĂ©marche est personnelle. Mais Ă  force de faire rire ses amis dans les soirĂ©es, elle dĂ©cide de se lancer et d’en faire un compte Instagram. « Plus je montrais mes dessins, plus les gens se reconnaissaient, reconnaissaient leurs potes et voulaient mĂȘme en ĂȘtre », nous explique-t-elle. Parmi ceux qu’elle a dessinĂ©, on retiendra « ce mec ramenĂ© par ses potes Ă  un concert de punk ; le seul en Celio au milieu d’un foule en cuir vintage » ou encore « le trucker chic ; sapĂ© comme un routier du Montana mais en rĂ©alitĂ© DA Ă  Paname depuis 20 ans ».

Pour faire ses caricatures, Valentine capture sur le vif, en deux ou trois coups de crayons, « pour que les dessins et les blagues soient les plus spontanés possible« , complÚte-t-elle.

MĂȘme si l’objectif est avant tout humoristique, on ne peut s’empĂȘcher de penser que les dessins de Valentine se moquent avec finesse et « beaucoup d’amour » de ce microcosme qu’est la culture rock underground parisienne mais soulignent aussi l’importance de l’appartenance Ă  une communautĂ© qui a ses propres codes, son propre style qui Ă©volue ou pas. Et si son compte Instagram montre plus de caricatures masculines que fĂ©minines, ce n’est pas dĂ» au hasard : « Les filles sont souvent limitĂ©es Ă  des rĂŽles de groupies ou de meufs de musiciens, je voulais me moquer de ce cĂŽtĂ© « boys club », et montrer que souvent les mecs sont plus caricaturaux que les meufs« , explique la dessinatrice.

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