Tsugi Daily : Jorja Smith revient avec le clip élégant de “Goodbyes”

Chaque matin, Tsu­gi Dai­ly fait le point sur les petites infos mar­rantes, idiotes ou au con­traire vitales que vous auriez pu louper la veille. A picor­er sans mod­éra­tion !

Goodbyes”, le clip sobre et élégant de Jorja Smith

Des boucles d’oreilles vertes et des spots de couleurs. C’est tout ce qu’il faut à Jor­ja Smith pour percer notre écran d’ordinateur. Aujourd’hui, la chanteuse anglaise d’origine jamaï­caine revient avec un clip sobre mais effi­cace pour “Good­byes”, qua­si­ment un an (à deux jours près) de la sor­tie de son pre­mier album, Lost & Found. Le titre en est d’ailleurs extrait. Il s’agit du morceau le plus min­i­mal­iste du long‐format, où la voix de Jor­ja Smith est unique­ment accom­pa­g­née de quelques accords de gui­tare. Les paroles sont quant à elles empreintes de mélan­col­ie : “How could we know / That there wouldn’t be tomor­row? / No birds will sing”. Pleure pas, Jor­ja.

Jor­ja Smith sera en con­cert à Paris le 24 août prochain lors du fes­ti­val Rock en Seine. Retrou­vez plus d’informations sur le site de l’évènement

Découvrez le rap islandais avec le nouveau titre de GKR

L’Islande, c’est une île où il fait froid, avec d’époustouflants paysages vol­caniques et très peu d’habitants. Voilà. Cette descrip­tion est certes ter­ri­ble­ment réduc­trice, mais il est tout de même sur­prenant de voir émerg­er autant de grands noms de la musique indépen­dante inter­na­tionale orig­i­naires de ce petit pays nordique : Björk, Sig­ur Rós, múm ou encore Gus­Gus sont effec­tive­ment islandais. En revanche, leur hip‐hop n’est pas encore par­venu à rejoin­dre les côtes du con­ti­nent européen ou améri­cain, si ce n’est le groupe fémin­iste Reyk­javíkur­dæ­tur qui avait réus­si à faire par­ler de lui pour ses posi­tions inno­vantes. Dom­mage, car un de ses plus dignes représen­tants, GKR, avait entamé une légère per­cée en 2016 avec un excel­lent pro­jet éponyme, con­tenant des bangers, des sons plus atmo­sphériques sur des pro­duc­tions fines et très mod­ernes pour l’époque. Le tout dans sa langue mater­nelle. La sauce n’a mal­heureuse­ment pas vrai­ment pris et le garçon reste — trois ans, un pro­jet et une poignée de sin­gles plus tard — tou­jours aus­si under­ground. Il y a quelques jours, il est revenu avec un nou­veau titre accom­pa­g­né d’un étrange clip, lais­sant unique­ment devin­er sa sil­hou­ette en ombres chi­nois­es. Musi­cale­ment sa for­mule se mod­ernise et s’affine, mais garde son énergie et son effi­cac­ité. Un beat vaporeux aux per­cus­sions tran­chantes, rap­pelant une syn­thèse entre le cloud rap du pio­nnier sué­dois Yung Lean et les mélodies de la nou­velle scène Sound­cloud, Yung Bans et Lil Skies en tête. Cela sem­ble lui réus­sir.

Frànçois Atlas se joint à une confrérie marocaine pour une session live et deux concerts inédits

Une ren­con­tre sur­prenante mais enrichissante. Les com­pères du groupe pop Frànçois & the Atlas Moun­tains, menés par leur charis­ma­tique leader François Mar­ry alias Frànçois Atlas, rejoignent des con­frères gnaoui, des com­mu­nautés mys­tiques musul­manes dis­per­sées dans dif­férentes régions du Maghreb. Eux aus­si ont un meneur : Maalem Said Boul­hi­mas, illus­tre musi­cien du monde des Gnaouas, qui guide d’une main et d’une voix de maître une transe pro­fonde, com­mu­nica­tive, inhérente à son art. En résulte une ses­sion live de presque six min­utes, ain­si que deux dates au Maroc, le 19 juin à Essaouira et le 21 juin à Agadir. Voyez plutôt.

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