Tsugi Daily : Pussy Riot revient avec “ЧЁРНЫЕ СНЕЖКИ” (neige noire), un morceau comme un pamphlet écologique…

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Les Pussy Riot reviennent avec “ЧЁРНЫЕ СНЕЖКИ” (“Neige noire”), un morceau comme un pamphlet écologique

Ne vous fiez pas aux quelques pre­mières notes mélodiques, voire enfan­tines, qui ouvrent ce nou­veau morceau. Avec “ЧЁРНЫЕ СНЕЖКИ” ou “Neige noire” en français, le groupe fémin­iste d’origine russe n’a rien per­du de son amour pour le rock qui tâche. Ni à leurs cagoules fétich­es. Ni à leur colère révo­lu­tion­naire. Ce titre imag­ine un monde post‐apocalyptique où une neige noire aurait recou­vert le monde et où les ruis­seaux seraient devenus rouge dans la Grande Russie. Un man­i­feste à la fois écologique et cri­ti­quant forte­ment la Russie de Pou­tine — le com­bat le plus con­nu de Nadya Tolokon­niko­va et ses col­lègues. “ЧЁРНЫЕ СНЕЖКИ” est une col­lab­o­ra­tion avec MARA 37, avec qui, selon un com­mu­niqué de presse, les Pussy Riot aurait mené “une série d’actions de guéril­la dans les forêts russ­es” afin de sen­si­bilis­er leurs com­pa­tri­otes aux préoc­cu­pa­tions envi­ron­nemen­tales. Ce nou­veau clip s’accompagne d’une let­tre ouverte rédigée à l’attention de “Putin et ses potes”, dont Pot­a­mine, Deri­pas­ka et Abramovitch (qui sont tous des hommes d’affaires et oli­gar­ques russ­es). On peut notam­ment y lire : “La for­tune de Vladimir Pota­nine (19 mil­lions de dol­lars), s’est con­stru­ite sur la force de tra­vail d’individus for­cés à vivre dans l’une des villes les plus sales du monde. Selon cer­tains témoignages, la quan­tité de déchets tox­iques à Noril­sk dépasse même celle de Tch­er­nobyl.” La bataille sem­ble loin d’être ter­minée.

Les Pussy Riot se pro­duiront à Birm­ing­ham, dans l’Alabama, ce jeu­di 11 juil­let, pour pro­test­er con­tre les lois anti‐avortement. Les recettes du con­cert iront aux asso­ci­a­tions Yel­lowham­mer Fund et à Planned Par­ent­hood. Retrou­vez plus d’informations sur la page Face­book de l’évènement

Lonepsi attend d’écrire sa “dernière chanson triste”

Un cap a été franchi. Après trois EPs en totale indépen­dance, le rappeur Lonep­si a rejoint le label 3e Bureau — con­nu notam­ment pour compter par­mi ses rangs le grand Orel­san — et autant dire que l’ascension est pal­pa­ble. Un mix et un mas­ter­ing réal­isés par Nk.F, l’ingénieur du son le plus coté du rap français (ayant notam­ment offi­cié der­rière les albums de Damso ou PNL), un très beau clip signé Jean‐Charles Char­avin où les plans‐séquences s’enchaînent dans une ambiance des plus ciné­matographiques. Côté musique, “Ma dernière chan­son triste” est, comme on peut s’y atten­dre, un titre mélan­col­ique et intro­spec­tif. La voix de Lonep­si zigzague con­stam­ment entre les mélodies chan­tées et le rap, voire la chan­son française avec une manière d’articuler son texte proche du parlé‐chanté. Un bel avant‐goût de son pre­mier album à venir.

Do Nothing Club : une série d’édits aux accents tropicaux par Turnbalism

Le label Coqueli­cot Records a invité le français Turn­bal­ism sur le deux­ième vol­ume de la série Do Noth­ing Club, une com­pi­la­tion basée seule­ment sur des edits et remix­es, soi‐disant improb­a­bles. La pre­mière release de l’artiste sort aujourd’hui et com­prend 3 edits par­faite­ment adap­tés à la sai­son esti­vale. Après un long voy­age en Afrique du Sud, le jeune artiste de retour en France s’inspire des sonorités africaines dans sa musique pour les mélanger à la house music. Cette com­pi­la­tion illus­tre à mer­veille ce qui l’a influ­encé, et vis­i­ble­ment Turn­bal­ism a fait un tour à Sowe­to, quarti­er pau­vre de Johan­nes­burg, puisqu’il a édité le son “Sowe­to love”. Notre coup de coeur ? “Dog World” qui reprend le morceau “Dog Eat Dog” de Soul­jazz Orches­tra, groupe cana­di­en qui fusionne jazz, funk et afrobeat. Le tout donne une com­pi­la­tion solaire qui va accom­pa­g­n­er vos meilleurs apéros cet été.

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