Tsugi Radio inaugure son tout nouveau studio du parc de la Villette ce jeudi 19 septembre !

Tsu­gi Radio a tou­jours été itinérante : Antoine Dabrows­ki, notre directeur d’an­tenne, trim­bale depuis  quelques années son petit stu­dio mobile aux qua­tre coins de la France au gré des fes­ti­vals. Il a émis depuis la Carène avec les fes­ti­va­liers très en forme d’As­trop­o­lis, depuis les bor­dures du lac des Eurock­éennes, depuis la mez­za­nine de la Con­di­tion Publique à Roubaix pour Cross­roads, depuis les back­stages ani­més de Panora­mas. Et, le reste de l’an­née, depuis chez lui à Paris, d’où le nom de son émis­sion heb­do­madaire, Place des Fêtes. Mais après qua­tre saisons, il était temps d’of­frir une mai­son à Tsu­gi Radio. Elle sera rouge, dans le parc de la Vil­lette, et per­me­t­tra de dévelop­per une foule de nou­veaux con­tenus et rendez-vous qui fer­ont vivre encore plus fort cette webra­dio nous ten­ant tant à coeur. Expli­ca­tions.

Le studio

Antoine Dabrows­ki : On a pris un peu de temps pour faire la ren­trée de Place des Fêtes cette année, mais ce sera une vraie ren­trée, comme les grandes radios, puisque jeu­di 19 sep­tem­bre à 17h nous allons émet­tre depuis notre tout nou­veau stu­dio qu’on pré­pare depuis déjà quelques semaines. Il est situé dans le nord du Parc de la Vil­lette, à côté de A La Folie – je pense qu’il y a pas mal de lecteurs de Tsu­gi qui vont boire des coups sur cette ter­rasse et club­ber là-bas, comme pour l’after de nos 10 ans ! Le stu­dio est dans l’architecture clas­sique de la Vil­lette de Bernard Tschu­mi, ce qu’on appelle ces “maisons folie” – on en trou­ve plein à Lille pour nos amis nordistes. Il a imag­iné ces petites maisons rouges, qui ont des usages dif­férents à la Vil­lette, comme La Folie dont j’ai par­lé tout à l’heure (à la fois bar, restau­rant et club par­fois), d’autres qui héber­gent des bureaux, des ate­liers pour enfants… Et la nôtre, 35 mètres car­rés, avec un espace plateau, un espace un peu cosy et un espace avec des platines, parce que tous les jeud­is, à 18h30, un DJ vien­dra mix­er en direct ! On com­mence ce jeu­di avec Kid­dy Smile et Bad Knife. La semaine suiv­ante, le 26 sep­tem­bre, on aura Louisah­hh en direct. Et dans le futur on crois­era sans doute égale­ment La Mverte, Leslie Bar­bara Butch, nos rési­dents Tsu­gi Radio… Le tout sera vis­i­ble en stream­ing vidéo sur les réseaux soci­aux de Tsu­gi Radio et Tsu­gi.

De nouvelles chroniques dans Place des Fêtes…

Cette ren­trée, c’est aus­si l’occasion d’étoffer le con­tenu de la radio et de Place des Fêtes, notre émis­sion heb­do­madaire. On va aller explor­er des sujets qui ne sont pas for­cé­ment liés à la musique. On va accueil­lir plusieurs chroniqueurs, pour par­ler de lit­téra­ture avec Nico­las Jalageas qui est libraire aux Cahiers de Colette, ou de ciné­ma, de série et de tous les boule­verse­ments actuels de l’industrie de l’image avec Olivi­er For­est, le directeur artis­tique du F.A.M.E, le fes­ti­val de films sur la musique de la Gaîté Lyrique. C’était aus­si très impor­tant pour moi d’inviter Rag et Loub­na de Barbi(e)turix pour par­ler de cul­ture, de musique et de société à tra­vers un prisme fémin­iste et queer. On va aus­si par­ler de jeux vidéos avec Math­ias Riquier, un ancien col­lab­o­ra­teur de Tsu­gi qu’on est ravis de retrou­ver, qui a envie de faire décou­vrir pleins d’éditeurs indépen­dants, et avec Clé­mence Meu­nier de Tsugi.fr qui vien­dra apporter son point de vue de jeune femme et de jour­nal­iste sur les sujets qui tra­versent l’industrie de la musique en ce moment – et il y en a pas mal.

On aura aus­si une pastille humoris­tique avec Fab­rice Petithuguenin, qui reprend pour la troisième sai­son de son spec­ta­cle C’est com­pliqué au Théâtre Le Bout — il vien­dra le jeu­di soir pour Place des Fêtes et cour­ra après à Pigalle pour son spec­ta­cle. Il se con­cen­tr­era dans cette pastille sur les objets du quo­ti­di­en, des choses un peu absur­des que les grandes mar­ques nous met­tent entre les mains, de très grands moments d’ ”ultra mod­erne soli­tude” comme dirait Alain Sou­chon. Aus­si, Anne Pauly, jour­nal­iste, écrivaine, qui vient de sor­tir son pre­mier roman aux édi­tions Verdier (Avant que j’oublie, qui a gag­né le prix Envoyé par la poste, qui est dans la short­list du prix Fem­i­na et dans la pre­mière sélec­tion du prix Goncourt), vien­dra faire un bil­let d’humeur. Elle a carte blanche et une plume incroy­able – elle a notam­ment écrit un grand arti­cle génial sur Dol­ly Par­ton sur Brain, elle défend sou­vent les caus­es per­dues et redore le bla­son de gens qu’on ignore mais qu’on ne devrait pas ignor­er.

…Et de nouvelles émissions sur Tsugi Radio

On m’entend beau­coup à l’antenne, notam­ment parce que je fais pas mal d’émissions en direct des fes­ti­vals. Je suis la voix de cette radio et j’ai envie de con­tin­uer à l’être mais j’ai aus­si envie qu’on entende plein d’autres voix. Notam­ment celle de Nico Prat qui est là depuis le tout début, avec ses playlists pop-rock du mer­cre­di, qui a sauté sur l’occasion dès qu’il a su qu’on allait avoir un stu­dio : dès le 24 sep­tem­bre il va pro­pos­er une émis­sion, tous les mardis à 17h, qui s’appellera “L’Apéro Tsu­gi”. Des gens vien­dront avec un disque ou deux comme on apporterait une bouteille de vin quand on est invités chez des amis, des dis­ques que les invités écouteront tous ensem­ble et dont ils par­leront – l’idée n’est pas de faire une émis­sion de rock crit­ics, seront invités en plateau des dis­quaires, des fleuristes, des musi­ciens… Tout le monde pour­ra par­ler de musique ! Et puis ça fait plaisir de retrou­ver Nico Prat à l’antenne, lui qui avait fait les grandes heures du Mouv’ avant que Le Mouv’ ne perde son arti­cle. C’est un garçon dont la sym­pa­thie et l’enthousiasme sont vrai­ment com­mu­ni­cat­ifs et je suis ravi qu’on l’entende un peu plus sur Tsu­gi Radio.

Leonie Per­net égale­ment sera de retour ! Elle va repren­dre ses “Léonides”, qu’elle avait voulu comme une émis­sion où elle invite ses copains et copines pour par­ler de musique, mais où très vite l’actualité poli­tique et son engage­ment la rat­trapent – on se sou­vient du mix pour tous, du mix debout pour Adama Tra­oré… Elle sera accom­pa­g­née de Rania Berra­da et Hanaa Ouas­sim, et la pre­mière est prévue le 2 octo­bre à 17 heures. Et puis bien sûr on retrou­vera tous nos rési­dents, comme Mad­ben, Mila Diet­rich, Mo Lau­di, DC Salas, Sam Berdah de Days Of Being Wild, les Tsu­gi Pod­casts du same­di soir, la playlist Libé dévoilée en exclu­siv­ité chaque semaine, sans oubli­er la playlist hip-hop de Brice Bossavie, col­lab­o­ra­teur de Tsu­gi, Libé, Soci­ety ou Sofoot, qui va sûre­ment évoluer pen­dant cette sai­son et nous faire enten­dre un peu plus sa voix et son éclairage sur l’actualité hip-hop.

Antoine Dabrows­ki et la Tsu­gi Radio au Fes­ti­val Nordik Impakt 2018. Crédit : Jacob Khrist

Un parrain : Agoria

Il y a une vraie fidél­ité qui s’est nouée avec cer­tains artistes après toutes ces années d’existence de Tsu­gi. Comme avec Ago­ria, qui a con­tribué au kisskiss­bankbank de Tsu­gi Radio, qui a fait plusieurs fois la couv’ du mag­a­zine, et qui a répon­du présent quand on l’a appelé : il vien­dra une heure jeu­di pour le lance­ment de cette sai­son alors qu’il est en plein tra­vail sur une musique de film, pour partager ce moment avec nous qui j’espère sera une balise dans l’histoire de Tsu­gi Radio – qui en est déjà à sa qua­trième sai­son !

Ouvrir des portes

Ce stu­dio, pour nous, c’est un endroit pour incar­n­er la radio. Un endroit qui ne sera pas for­cé­ment tou­jours ouvert au pub­lic mais qui cristallis­era tout ce qu’on est, où on pour­ra faire des fêtes, sor­tir les platines et le plateau radio sur la ter­rasse pour que les gens nous rejoignent quand il fera beau… S’installer là-bas nous per­me­t­tra de don­ner une mai­son à Tsu­gi Radio, lui don­ner plus de corps que mon sim­ple lap­top. Et puis de pro­duire des images, mon­tr­er ce qu’on fait, les gens qu’on reçoit, et enrichir les con­tenus de Tsu­gi Radio, qui on l’espère vont plaire et ouvrir des portes. Parce que, et c’est quelque chose qui s’est vu par­ti­c­ulière­ment le week-end dernier à Sco­pi­tone, qui avait lieu à quelques cen­taines mètres de là où Steve Maïa Caniço a dis­paru, la musique et la cul­ture c’est aus­si un moment pour pren­dre le temps, ouvrir des fenêtres. Quand le monde est boulever­sé comme il l’est en ce moment, tout ça per­met de pren­dre du recul. C’est ce qu’on veut faire à Tsu­gi Radio : don­ner ce champ-là, cette ouverture-là aux audi­teurs.

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