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We Love Green repense le festival de demain et s’engage dans un grand projet européen

Le fes­ti­val parisien We Love Green s’as­so­cie à trois fes­ti­vals européens et deux ONG dans le pro­jet Green Europe Expe­ri­ence alias GEX, qui entend « créer un futur durable et désir­able pour les fes­ti­vals ».

Dès sa pre­mière édi­tion en 2011, We Love Green s’est imposé comme un fes­ti­val plaçant l’éco-responsabilité au cœur de l’évène­ment, n’ayant pas choisi son nom au hasard. Avec le pro­jet GEX, le fes­ti­val va plus loin et s’en­gage dans une réflex­ion col­lec­tive autour de l’avenir de l’évène­men­tiel face au réchauf­fe­ment cli­ma­tique. « We Love Green fait par­tie depuis plusieurs années du réseau de fes­ti­vals européens Yourope qui se préoc­cupe, entre autres, des ques­tions envi­ron­nemen­tales. Le pro­jet GEX a été ini­tié avec des parte­naires qui partageaient nos valeurs », nous explique Marie de La Giraudière, cheffe du pro­jet chez We Love Green.

Le pro­jet réu­nit les fes­ti­vals Boom (Por­tu­gal), Dour (Bel­gique), Poho­da (Slo­vaquie) et les ONG Go Group et A Green­er Fes­ti­val. Son objec­tif : inté­gr­er com­plète­ment à l’or­gan­i­sa­tion des fes­ti­vals, et en par­ti­c­uli­er à la scéno­gra­phie et la restau­ra­tion, l’é­conomie cir­cu­laire et ses sept principes :

  1. l’op­ti­mi­sa­tion de la fab­ri­ca­tion d’un produit
  2. l’ap­pro­vi­sion­nement durable
  3. l’ex­ploita­tion effi­cace des ressources d’un territoire
  4. le réem­ploi
  5. la répa­ra­tion
  6. la réu­til­i­sa­tion de cer­tains composants
  7. le recy­clage des matières premières

« La restau­ra­tion représente une empreinte car­bone impor­tante sur un événe­ment, mais c’est aus­si un bon vecteur de com­mu­ni­ca­tion de valeurs : la nour­ri­t­ure, ça par­le à tout le monde. Manger mieux peut être le pre­mier pas d’un fes­ti­va­lier vers des habi­tudes plus écologiques. On promeut une restau­ra­tion de sai­son, bio et locale. Quant à la scéno­gra­phie, c’est l’image d’un fes­ti­val et un espace d’expression idéal pour sus­citer la curiosité. C’est donc un moyen effi­cace pour faire pass­er des mes­sages, notam­ment pour expli­quer de manière sim­ple et ludique ce qu’est l’économie cir­cu­laire. »

Concrètement, comment faire

Com­ment les mem­bres du GEX comptent-ils s’y pren­dre pour attein­dre leurs objec­tifs ? Pour com­mencer, des work­shops seront organ­isés dès les prochaines édi­tions, en 2021 : « Chaque fes­ti­val va dédi­er un work­shop à la scéno­gra­phie en 2021, ensuite en 2022, ce sera sur la restau­ra­tion. On y inté­gr­era la par­tic­i­pa­tion active d’étudiants. Ces work­shops servi­ront à nour­rir la réflex­ion et la recherche de solu­tions : ensuite, l’idée est d’écrire un manuel expli­quant com­ment met­tre en place une scéno­gra­phie et une restau­ra­tion éco-circulaires, puis dis­sémin­er ce guide au plus grand nom­bre, afin qu’il serve à sen­si­bilis­er les publics mais aus­si les prestataires, les four­nisseurs et les autres fes­ti­vals et évène­ments. »

Sen­si­bilis­er les publics mais aus­si les prestataires, les four­nisseurs et les autres fes­ti­vals et évènements.”

D’autres actions sont à prévoir, mais il revien­dra à chaque fes­ti­val de les per­son­nalis­er selon ses besoins : We Love Green et Boom étant plus avancés que Poho­da et Dour sur les ques­tions envi­ron­nemen­tales, les défis ne sont pas tout à fait les mêmes.

Une con­férence dédiée au pro­jet GEX aura lieu le ven­dre­di 16 octo­bre au MaMA fes­ti­val réservé aux professionnel·es de la fil­ière musi­cale, mais elle sera retrans­mise en direct sur welovegreen.tv.

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