Coup de pouce : Edyth

Par­fois on tombe dans nos mails sur un morceau, un clip ou un artiste qui nous colle à notre chaise. Alors on en par­le, tout sim­ple­ment, comme ici avec Edyth. Ce sont les “coups de pouces” de la rédac’.

18 titres. Pour son pre­mier album, Edyth n’a pas souhaité faire court. Et on le com­prend : rapi­de­ment, on s’aperçoit que l’artiste a beau­coup à nous mon­tr­er. Bare II nous est arrivé ven­dre­di dernier, via le label FAKE MUSIC. La suite — au moins au niveau du titre — de Bare I, son EP paru il y a trois ans main­tenant. Déjà, on aperce­vait les pre­mières mar­ques qui définis­sent cet artiste : des pro­duc­tions instru­men­tales puisant leurs influ­ences dans la trap, mais aus­si dans des musiques élec­tron­iques en tout genre, avec une démarche qui n’est pas sans rap­pel­er celle des Shlohmo et autres Lapalux.

Atten­tion cepen­dant, il ne s’ag­it pas d’un énième artiste qui ten­terait un kaléi­do­scope styl­is­tique prévis­i­ble et las­sant. Oui, on retrou­ve dans ce disque de l’am­bi­ent sur “Are­na Ambi­ent”, un foot­work éton­nam­ment atmo­sphérique avec “When She Wakes”, une house plus fes­tive grâce à “You Are Where You Are” mais aus­si des instrus planantes de trap à la pelle. Le tout sans jamais ren­tré dans le cliché, sans chercher à mimer les fig­ures majeures des nom­breux mou­ve­ments qui sem­blent influ­encer le Soudanais. Par instant, on sem­ble presque touch­er à une sor­tie Warpi­enne, surtout lorsqu’Edyth pro­pose une sorte d’IDM ultra-saccadée sur “A Map Of What Is Lost” ou des enreg­istrements cauchemardesques sur “Some­body”. On ne débor­de jamais pour autant dans une expéri­men­ta­tion par principe. Chaque morceau embrasse la moder­nité, et les sonorités n’y sont que rarement dis­tor­dues ou abra­sives. D’ailleurs, un cer­tain opti­misme ressort de ces 18 titres. Un sen­ti­ment que l’on partage, s’agis­sant de la suite de la car­rière du pro­duc­teur.

Ecoutez Bare II :

Et si vous êtes plutôt Spo­ti­fy : 

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